Les travaux de démolition sont en cours sur le terrain de l’ancienne usine Aleris.
Les travaux de démolition sont en cours sur le terrain de l’ancienne usine Aleris.

Démolition de l’ancienne usine Aleris: les travaux commencent

Trois-Rivières — L’étape qui sera vraisemblablement le dernier chapitre dans la saga de l’ancienne usine Aleris s’est mise en branle au début de la semaine avec le début des travaux de démolition du vétuste complexe industriel fermé depuis 2008.

Les travaux, qui devaient commencer en mars mais qui ont dû être repoussés en raison des mesures imposées par les autorités en réaction à la pandémie de COVID-19, ont été confiés à la firme Demex à la suite d’un appel d’offres. Dans le passé, cette entreprise a mené à terme un chantier similaire sur le site de l’ancienne usine Alcan de Shawinigan.

Les travaux qui sont présentement en cours sur le vaste terrain de la rue Saint-Laurent dans le secteur Cap-de-la-Madeleine constituent la première phase ayant des impacts visibles du processus de réhabilitation du site, qui est notamment contaminé par des hydrocarbures. Selon le maire Jean Lamarche, cette étape, qui inclut la démolition des bâtiments et une caractérisation de type 3, pourrait s’échelonner jusqu’à l’automne. Il n’a cependant pas été possible de valider ces informations, le ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques n’ayant pas donné suite à la demande d’entrevue du Nouvelliste.

Les coûts de l’ensemble des travaux devraient s’élever à plusieurs dizaines de millions de dollars. Et comme ils ont été pris en charge par le Ministère, la facture sera, pour l’instant du moins, assumée par les contribuables.

Le maire Lamarche indique d’ailleurs qu’il est très heureux de ce récent dénouement dans le dossier, qui a connu plusieurs rebondissements au cours des 12 dernières années. Les mises en demeure et à l’amende par la Ville et le ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques visant l’ancien propriétaire, la Corporation de développement TR, ainsi que l’abandon du site par l’entreprise de démolition shawiniganaise Arctic Béluga constituent quelques-uns des épisodes qui ont ponctué cette saga.

«Pour les citoyens du quartier, c’est une bouffée d’air frais. Ce sont des travaux que l’on souhaitait depuis 12 ans. C’est sûr qu’on s’embarque dans un processus qui constitue du moyen ou du long terme, mais le fait que ça commence, c’est encourageant», mentionne-t-il.

La députée de Champlain, Sonia LeBel, se dit quant à elle très enthousiaste de voir les travailleurs s’activer sur le site grand comme 17 terrains de football. Pour elle, donner une nouvelle vie à l’endroit constituera une plus-value pour le secteur du bas du Cap-de-la-Madeleine. L’élue qui porte également les chapeaux de ministre de la Justice et des Relations canadiennes s’est d’ailleurs rendue sur le site en compagnie du maire de Trois-Rivières le printemps dernier. Elle s’était d’ailleurs engagée à travailler pour que ce dossier aboutisse au cours de sa campagne électorale.

La députée précise qu’elle suit attentivement l’évolution du dossier auprès du ministère de l’Environnement et des Changements climatiques. Elle est d’ailleurs en mesure d’avancer que la fermeture des chantiers ce printemps ne devrait pas entraîner de retard.

«Les choses se déroulent rondement malgré le fait que les travaux ont commencé près de deux mois plus tard que prévu. La firme Demex avait comme objectif de compléter les travaux au mois de décembre 2020. Au moment où on se parle, l’horizon demeure le même. Il pourrait y avoir des embûches, mais ils ne nous ont fait part d’aucun obstacle, même s’ils ont commencé plus tard», explique-t-elle, avant d’ajouter que la réputation de la firme qui a obtenu le contrat est excellente.

«Son historique est bon», précise-t-elle.

Pas encore de projet de développement concret

En ce qui concerne le développement du site une fois que sa réhabilitation sera complétée, le maire Lamarche indique qu’il n’y a pas encore de projet concret sur la table. Il avoue par contre que plusieurs promoteurs se sont déjà montrés intéressés.

«On travaille sur l’essence que ça pourrait prendre et à peaufiner certains plans. Mais on est trop au début du processus pour arriver avec des impositions de lots et des choses comme ça. Nous avançons de façon informelle», image-t-il.