Maria Guigue et Maxime Barrientos sont des nouveaux citoyens trifluviens.
Maria Guigue et Maxime Barrientos sont des nouveaux citoyens trifluviens.

Déménagement et COVID : entre volonté et réalité

La volonté de respecter les règles sanitaires en ce jour annuel de déménagement était bien là pour de nombreuses personnes qui ont changé de logis, mercredi, mais la volonté s’est souvent heurtée à la réalité de transporter meubles et lourds électroménagers dans des espaces clos.

Maxime Barrientos et son épouse Maria Guigue n’ont pas eu à s’astreindre à suivre toutes ces règles. Le couple de Français démarqué au Québec il y a un an a effectué lui-même son déménagement de Beauharnois à Trois-Rivières. À voir leur mine, ils semblent ravis de s’établir en Mauricie avec leurs enfants de 14, 6 et 3 ans.

«On a visité au Québec et on a eu un coup de cœur pour Trois-Rivières. C’est plus sympa ici pour la vie de famille entre les deux grands centres. On a eu envie de changer de vie. On en a marre de la mentalité française», déclare M. Barrientos qui découvre avec joie les grands espaces nord-américains au volant de son camion.

«Il y a une facilité de vivre ici pour les enfants, le système scolaire  est meilleur. On tire les enfants vers le haut», ajoute Mme Guigue, déjà amoureuse de l’automne québécois.

Samuel Veillette et son père, Stéphane.

«Force, avec le sourire, mon grand!»

Le Nouvelliste a été témoin d’autres équipes familiales de déménagement au cours de sa tournée dans les rues trifluviennes, mercredi. Samuel Veillette misait sur l’aide de son père, Stéphane, afin de changer de logement au sein de la même ville. Il est au courant que le transport de meubles a dû se faire en alternance à certains endroits pour éviter que les anciens et les nouveaux locataires se croisent, mais lui a eu le champ libre, ce qui a facilité la tâche.

«Le logement n’est pas loué en bas, ma voisine est déjà là. Ça ne fait pas de différence avec tous les autres déménagements que j’ai faits», raconte le jeune homme qui ne portait pas de masque ni de gants en cette journée très chaude, à l’instar de toutes les autres personnes interviewées.

M. Veillette avoue que le respect des deux mètres d’espacement physique est compliqué, voire impossible quand vient le temps de transporter une laveuse. Mais il comptait sur le lavage des mains pour respecter les règles sanitaires, surtout que la bière était au frigo en après-midi et que la pizza était déjà commandée pour 18 h. 

«Force, avec le sourire, mon grand!», a lancé Stéphane Veillette à son fils, alors qu’ils s’apprêtaient à transporter l’électroménager dans un long escalier.


Véronique Fortin-Bourbonnais a eu reçu l’aide de membres de sa famille et d’amis pour déménager. La pizza était déjà arrivée, mercredi après-midi.

Si l’emménagement de la famille Barrientos-Guigue et de Samuel Veillette était complété ou sur le point de l’être, mercredi après-midi, Véronique Fortin-Bourbonnais avait la moitié du travail de fait. La résidente de Trois-Rivières se préparait alors à prendre la route vers Joliette pour s'y établir. La jeune femme profitait de l’aide de sa mère et d’amis. Elle admet que l’espacement physique a davantage été d’un mètre au lieu de deux.

«On n’a pas tous des masques, des gants. Mais on se lave les mains et on ne partage pas les bouteilles d’eau. On essaie de réduire les risques.»