Un avant-goût de la bâtisse une fois rénovée.
Un avant-goût de la bâtisse une fois rénovée.

Déménagement du campus de l’UQTR à Québec: la réponse à une forte demande

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Québec — L’Université du Québec à Trois-Rivières a confirmé, vendredi, qu’elle aménagera son campus de Québec, à l’été 2021, dans les anciens locaux du Fleur de Lys, en face du boulevard Hamel. Le projet aura un impact important non seulement sur le programme de psychoéducation offert par l’UQTR à Québec et à Trois-Rivières, mais également sur le secteur de la Ville de Québec où l’université aménagera sous peu.

Le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon, indique que les plans proposés par le fonds immobilier commercial de Trudel Alliance, de même que «la situation géographique, en plein au cœur de la population, le milieu de vie du quartier comme laboratoire, la possibilité d’agir comme catalyseur dans cette nouvelle cité urbaine, répondent à nos besoins», dit-il.

Pour l’UQTR, qui compte présentement 425 étudiants à Québec, le projet Fleur de Lys «permettra de doubler notre cohorte au baccalauréat et à la maîtrise», donc de porter à quelque 1000 le nombre d’étudiants par année qui y évolueront, indique le recteur.

Même si ce développement majeur en psychoéducation se fait à Québec, pour l’UQTR, «ça ne change pas l’excellence du pôle à Trois-Rivières», fait valoir M. McMahon. «Ce qu’on essaie de faire, c’est de répondre à la demande excédentaire que l’on avait du côté de Québec pour ce programme qui jouit d’une cote d’excellence très grande dans la région de Québec», dit-il. «Dans les faits, on aura plus d’étudiants à Trois-Rivières et plus d’étudiants à Québec globalement», prévoit le recteur.

Aperçu d’une salle de classe dans les nouveaux locaux.

C’est que la demande est extrêmement forte pour ce programme, ajoute-t-il. «On refusait déjà beaucoup d’étudiants et la nouvelle structure va nous permettre d’augmenter la clientèle», explique-t-il. Des programmes courts de même que des écoles d’été devraient s’ajouter à l’offre de formation au baccalauréat, à la maîtrise et au doctorat.

William Trudel, président fondateur et chef de la direction de Trudel Alliance, indique que «c’est un rêve qui se réalise pour nous aujourd’hui. Lorsque nous avons acheté la propriété de Fleur de Lys, en juillet 2018, nous avons lancé une vaste consultation publique, nous avons rencontré des milliers de personnes, tous les organismes communautaires, nos voisins, nos grands partenaires et il en est sorti un grand consensus. Les gens nous disaient qu’ils aimeraient qu’il y ait un pôle d’éducation et du savoir dans le projet de redéveloppement de Fleur de Lys et donc, on a eu ce rêve-là dès le début», dit-il. «Non seulement il y aura un pôle d’éducation et du savoir, mais de l’enseignement supérieur de qualité. C’est novateur. J’irais même jusqu’à dire que ce n’était pas dans la normale des choses», que d’implanter un campus universitaire dans un ancien centre commercial. M. Trudel se réjouit donc d’avoir eu, dans cette vision, «un partenaire ouvert d’esprit et visionnaire» en la personne du recteur McMahon.

Les travaux sont déjà commencés, à Fleur de Lys et des investissements s’y feront pendant plusieurs années, indique William Trudel. Le repositionnement de la propriété de l’ancien magasin Sears, qui sera non seulement entièrement rénové, mais restauré à son état d’origine, dit-il, est estimé à lui seul à 25 millions $. «Dans le dossier de l’UQTR, on parle de 4 millions $ qui vont être investis dans les locaux», précise-t-il.

Le recteur de l’UQTR souligne que le programme en psychoéducation est offert par l’UQTR à Québec depuis 2006. «Notre équipe est déjà très bien intégrée dans la région, dans le milieu psychosocial, auprès des partenaires, au niveau des lieux de stages, des organismes. Nous commencions à être à l’étroit où nous sommes situés, au Collège Bellevue», dit-il, ce qui «freinait nos possibilités de développement».

Le nouvel emplacement permettra de valoriser l’intervention de proximité. C’est d’ailleurs ce qui a justifié le choix de l’emplacement pour ce nouveau campus extérieur par l’UQTR, explique le recteur. L’UQTR y a pris un bail de 15 ans renouvelable.