Les employés de Delastek étaient en grève depuis le 1er avril 2015.

Delastek: oui au retour, non à l’offre

Shawinigan — Le plus long conflit de travail au Québec pourrait connaître un dénouement prochain alors que les grévistes de Delastek ont accepté lundi le plan de retour au travail soumis par leur comité de négociation dans une proportion de 94 %. Toutefois, les mêmes syndiqués ont rejeté la dernière offre de l’employeur à 97 %.

«La balle est maintenant dans le camp de Delastek qui n’a qu’à accepter les termes entérinés et confier le différend à l’arbitrage pour régler le conflit», a fait savoir le directeur québécois du syndicat Unifor, Renaud Gagné.
Selon le plan accepté par les membres de la section locale 1209, les parties s’entendraient pour confier le coeur du conflit à un arbitre, soit la question du partage du travail qui relève de l’accréditation syndicale entre la recherche et développement et la production. D’autres sujets importants seraient aussi soumis au processus dont la question monétaire.

Au nombre des points en litige, les questions de la reconnaissance de l’ancienneté et du nombre de salariés rappelés au travail sont en jeu alors que l’employeur veut maintenir les 22 congédiements effectués l’automne dernier. Ces congédiements sont actuellement contestés par le syndicat. Ainsi, l’employeur ne voudrait reprendre que 18 des 38 membres disponibles et ce, sans égard à l’ancienneté.

«Contrairement à ce que Claude Lessard, propriétaire de Delastek, annonçait dans les médias la semaine dernière, il n’y a donc pas encore d’entente dans ce dossier. La proposition syndicale entérinée par les membres n’a même pas été considérée par l’employeur, mais avec ce vote, tout ce que le propriétaire de Delastek a à faire, c’est de signer en bas de l’entente et le conflit est réglé», a indiqué le représentant national au dossier, Luc Deschêsne.

Le président de l’entreprise s’est plu à annoncer la semaine passée la fin imminente du conflit avec le recours à l’arbitrage et l’acceptation d’un protocole de retour au travail. Sa réaction est attendue par rapport à la fin ou non de cette grève qui dure depuis le 1er avril 2015.