Stéphane Guay et Jean-Claude Ayotte travaillent à fonder l’Action civique de Trois-Rivières.
Stéphane Guay et Jean-Claude Ayotte travaillent à fonder l’Action civique de Trois-Rivières.

Déjà de l’engouement pour l’Action civique de Trois-Rivières

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — La récente annonce de la création d’un parti politique à Trois-Rivières, l’Action civique de Trois-Rivières, a-t-elle généré de l’engouement auprès de la population? À en croire les deux fondateurs de ce nouveau joueur dans l’échiquier politique municipal, plusieurs personnes attendaient sa création, les listes de membres potentiels continuant de s’allonger.

«Ça a créé de l’engouement, oui. Plusieurs personnes se sont manifestées, que ce soit sur Facebook ou encore en privé. Présentement, nous sommes dans les procédures administratives, dans la composition structurelle du parti politique, ce qui devrait prendre jusqu’aux Fêtes. Mais par la suite, on va commencer à discuter du programme et de ce qu’on veut prôner», signale le cofondateur, Stéphane Guay, qui travaille en collaboration avec Jean-Claude Ayotte sur ce projet. M. Guay rappelle que le programme du parti sera justement bâti avec les membres afin que ces derniers se reconnaissent dans les projets et valeurs véhiculées.

Les deux fondateurs sont d’ailleurs à recueillir actuellement les formulaires électroniques des personnes souhaitant devenir membre. En raison de la pandémie et de la difficulté à joindre les gens, le Directeur général des élections a autorisé que le nombre de membres passe de 100 à 50 pour assurer la fondation d’un parti politique. Or, seulement avec les gens ayant manifesté leur intérêt à recevoir le formulaire électronique, on dépasse déjà ce nombre, assure Stéphane Guay.

Le congrès de fondation du parti pourrait donc se tenir aussi tôt qu’au début de l’année 2021, après la période des Fêtes. Les organisateurs, qui disent ne pas vouloir brûler d’étapes, s’attendent toutefois à pouvoir commencer à exposer les idées et le programme dès le printemps.

«On l’a dit et c’est toujours le cas: ce qui a motivé notre démarche est le vide politique actuel à l’hôtel de ville qui a été créé depuis le départ d’Yves Lévesque. Le style de leadership actuel ne répond pas à nos attentes. On veut développer une véritable vision de ce qu’on veut pour notre ville, et il n’y a rien de plus transparent pour ça qu’un programme bien défini par les membres et qui est véhiculé par une équipe», croit M. Guay.

Celui-ci estime qu’il est encore trop tôt pour nommer des candidats potentiels, même s’il ne cache pas qu’il sera probablement lui-même candidat comme conseiller municipal, sans préciser toutefois le district. Aucun candidat n’est encore confirmé pour la mairie, assure-t-il.

«C’est encore très tôt. Il y a forcément un certain jeu de dominos qui peut s’opérer. Et on a toujours dit qu’on ne veut pas mener une campagne de chef. Tous les candidats dans chaque district auront la parole et leur place», ajoute Stéphane Guay, qui confirme poursuivre l’objectif de présenter 15 candidats, soit un candidat à la mairie et un candidat pour chaque district électoral.