La Ville de Trois-Rivières dotera la salle J.-Antonio-Thompson d'un défibrillateur cardiaque.

Défibrillateur à la salle Thompson: «Si sa mort peut sauver quelqu'un d'autre...»

L'homme qui a subi un malaise vendredi à l'entrée de la salle J.-Antonio-Thompson et dont on ignorait l'état de santé est décédé. Le malaise dont a été victime Réal Rousseau, qui s'est révélé fatal, a incité la Ville de Trois-Rivières à accélérer le processus pour doter la salle d'un défibrillateur cardiaque.
Réal Rousseau
La fille du défunt, Mylène Rousseau, tient à remercier les gens qui se sont portés au secours de son père de 73 ans vendredi.
«Mes parents étaient dans le hall, et mon père a eu un malaise. Il avait déjà des problèmes cardiaques. Il a dit à ma mère: ''Je ne feel pas, il faut que je m'assoie''. Je crois qu'il s'est effondré. Ma mère a dit: ''Est-ce que quelqu'un peut m'aider?'' Et immédiatement, il y a eu un médecin, et je crois que c'était un pompier ou un paramédic, ma mère ne sait plus trop, ça s'est passé tellement vite...», raconte Mme Rousseau.
«Ils ont tout de suite déshabillé mon père et ont commencé les manoeuvres. Il a été pris en charge dans les 10 secondes. Ils ont fait un travail extraordinaire. Ma mère m'a dit qu'il y a une infirmière qui s'est occupée d'elle, qui était sur place également. Malheureusement, mon père n'a pas survécu. Je ne sais pas si ça aurait pu être mieux s'il y avait eu un défibrillateur, parce qu'il y a quand même un médecin qui s'est occupé de lui sur-le-champ», continue Mme Rousseau, elle-même secouriste.
«Moi je crois que tout a été fait. C'est sûr que peut-être que ça peut sauver quelqu'un d'autre. Le coeur de mon père était déjà très faible. Si sa mort peut sauver quelqu'un d'autre, je serais contente», considère-t-elle en commentant la décision de la Ville de Trois-Rivières de réactiver rapidement le dossier d'acquisition d'un défibrillateur externe automatisé (DEA) pour la salle Thompson.
À la Ville, un comité avait déjà été chargé d'évaluer la possibilité d'équiper certains endroits publics de tels appareils. Les arénas municipaux sont tous dotés d'un DEA et la réflexion était en cours pour en installer dans d'autres endroits publics. Le défibrillateur devrait être envoyé à la salle Thompson «sous peu», selon le porte-parole de la Ville Yvan Toutant.
La mère de Mme Rousseau, Pierrette Ouellette, tenait «mordicus» à se joindre à sa fille pour remercier les personnes qui les ont aidés et soutenus, son mari et elle, vendredi dernier. «Mon père a été comme ça toute sa vie. Il travaillait pour les autres, il donnait aux autres. Je me dis que même dans sa mort, il donne aux autres», conclut Mylène Rousseau.