De gauche à droite, à l’avant: les présidents d’honneur, Philip Goyette, Jean-Sébastien Blais, Yannick Fréchette et Nicolas Martel. À l’arrière: Charlie Goyette, Marie-Pier Cloutier de Leucan MCQ, Angélie Laflamme, Charlotte Richard, Marily Laflamme et son frère Éliott.

Défi têtes rasées: un objectif de 290 000 $

Trois-Rivières — Une douleur au ventre... puis c’est le diagnostic que personne ne veut entendre. Cancer. C’était en 2017. Charlotte Richard n’a que 13 ans et fort heureusement, elle est aujourd’hui considérée comme étant en rémission «depuis le 2 novembre 2018», précise-t-elle, fort heureuse d’avoir pris le dessus.

L’adolescente a dit oui tout de suite lorsque Leucan lui a demandé d’être la porte-parole pour la Mauricie, cette année, du Défi têtes rasées. Pour avoir bénéficié de plusieurs services offerts par l’organisme, durant sa maladie, Charlotte estime que l’organisme «aide vraiment les enfants» et leurs parents, bien sûr. Aller sur la glace des Canadiens de Montréal, vivre des camps, aller à la cabane à sucre, tout ça, c’est bon pour le moral. «J’ai vraiment aimé ça parce que je me suis fait une amie», confie-t-elle. Et sans hésiter, elle ajoute ceci: «Je recommande vraiment aux gens de faire un don parce que ça aide vraiment beaucoup. C’est vraiment le fun.»

Charlotte était présente, lundi, au lancement de l’édition 2019 du Défi têtes rasées de Leucan Mauricie et Centre-du-Québec.

Marie-Pier Cloutier, chargée de projet, développement philanthropique chez Leucan, indique que ce défi à lui seul a permis d’amasser 4,6 millions $ dans la région depuis 2004. L’an dernier, la campagne avait généré 280 000 $ de dons. Cette année, on vise les 290 000 $.

Tout cet argent sert à financer des services aux familles dont l’un des membres a reçu un diagnostic de cancer. Ces services peuvent être sous forme d’aide financière ou se traduire par du soutien et d’accompagnement. «On organise des activités sociorécréatives. On fait de la sensibilisation dans les écoles aussi pour aider les enfants à réintégrer leur milieu scolaire. On offre des services directs au quotidien qui les aide à passer à travers la maladie et mettre un petit peu de bonheur dans les moments un petit plus difficiles», résume Mme Cloutier.

«Également, on finance la recherche clinique en oncologie pédiatrique. En 40 ans, le taux de survie est passé de 15 % à 82 %. Donc, ça vaut la peine de continuer», plaide-t-elle.

Les Défis sur les sites de rasage auront lieu le 26 mai au centre commercial Les Rivières à Trois-Rivières et à la Grande Place des Bois-Francs à Victoriaville ainsi que le 2 juin, à la Plaza de la Mauricie, à Shawinigan et aux Promenades Drummondville.

Les gens peuvent également organiser leur propre Défi personnalisé au moment et à l’endroit de leur choix.

Philip Goyette, conseiller en placement chez Valeurs mobilières Desjardins, est le président d’honneur à Trois-Rivières. Il était présent à la conférence de presse avec sa fille Charlie. Il a accepté cette cause notamment parce que sa conjointe a été emportée par le cancer il y a environ six ans. «Pendant quatre ans, on a vécu avec les hauts et les bas. Malheureusement, elle nous a quittés il y a un an et demi», se désole-t-il. Membre Richelieu, il a eu l’occasion de s’impliquer dans des causes touchant les enfants. «Pour réunir les deux, les enfants et la maladie, Leucan est le meilleur véhicule que je pouvais trouver», explique-t-il.

Notons que le président d’honneur, du côté de Drummondville, est Nicolas Martel. Du côté de Shawinigan, la présidence d’honneur est assumée par le pharmacien-propriétaire Jean-Sébastien Blais, membre affilié de Proxim, l’entreprise qui présente l’édition 2019 du Défi. Finalement, c’est le conseiller municipal et psychothérapeute Yannick Fréchette qui s’engage pour Leucan à Victoriaville.

Pour le Centre-du-Québec, ce sont les enfants de la famille Laflamme qui ont été choisis en tant que porte-parole. Leur soeur Angélie, 8 ans, est en effet en traitement. Sa soeur Marily et son frère Éliott l’accompagnent.