Voici les quatre premiers courageux qui ont relevé le 16e Défi têtes rasées Leucan de Trois-Rivières.

Défi têtes rasées: un geste qui signifie beaucoup

TROIS-RIVIÈRES— L’émotion était à son comble dimanche à 13 h au Centre Les Rivières alors que le décompte était lancé et que les quatre premiers courageux allaient se faire raser les cheveux dans le cadre du 16e Défi têtes rasées Leucan de Trois-Rivières.

Dès les premiers coups de rasoir, les yeux des participants et des spectateurs se sont embués de larmes en raison de la forte symbolique que représente ce geste. C’est notamment le cas de Laurence Julien qui n’a pu contenir ses larmes en pensant à ce que signifiait ce moment pour elle. «Je l’ai fait pour la cause parce que le cancer touche tout le monde de près ou de loin. Mais surtout, je l’ai fait pour mon père qui a eu le cancer», confie-t-elle à sa sortie de la scène.

Sa mère, Sophie Lachance, l’a étreinte très fort. «Je suis tellement fière d’elle. Elle est tellement belle. Je ne suis pas surprise de sa participation au défi», a-t-elle lancé.

Un événement important
Du haut de ses 14 ans, Jean-Christophe Paquet, le porte-parole de l’événement, comprend bien l’importance du Défi têtes rasées Leucan. «Je viens d’apprendre que je fais une rechute. Mon carcinome nasal indifférencié a progressé et j’ai des nodules dans mes sinus. Mes poumons et mon foie sont aussi touchés», raconte-t-il. Il explique que pour les jeunes comme lui, les fonds amassés par Leucan sont très importants. «Les sous nous permettent de faire des activités, de nous voir et de partager nos expériences. Nous parlons de nos traitements, de nos peurs et de nos joies. Nous avons l’impression que c’est plus facile de parler entre nous», explique-t-il. C’est pourquoi il a accepté d’être le porte-parole du Défi têtes rasées 2018.

De son côté, Janick Bigras, président d’honneur de 2018 et directeur du Centre d’affaires de la Banque de développement du Canada en Mauricie, se sent privilégié d’avoir la chance de prendre part à l’événement et de rencontrer des jeunes qui sont accompagnés par Leucan. «J’ai parlé avec Jean-Christophe, le jeune porte-parole, et quand un enfant te raconte tout le bien que l’organisme lui procure, tu ne peux pas faire autrement que de t’impliquer. Je suis honoré et fier de participer à un défi aussi rassembleur», souligne-t-il.

Laurence Julien n’a pu contenir ses larmes en pensant à ce que signifiait ce moment pour elle. Sa mère, Sophie Lachance, était très fière.

En effet, ils étaient plus de 70 courageux à prendre place sur scène pour faire don de leur crinière. Cheveux longs, cheveux courts, bouclés ou droits, toutes les mèches de cheveux sont tombées, une à une, pour amasser des fonds pour Leucan.

Une formule renouvelée
Marie-Pier Cloutier, chargée de projet pour Leucan pour la région, ajoute que depuis deux ans, la formule de dons a changé. «Les gens peuvent faire des défis personnalisés et récolter des fonds tout au long de l’année. Cette formule est particulièrement appréciée par les écoles et les entreprises puisque cela favorise l’esprit d’équipe. Ils font des défis à l’interne et nous les appuyons dans leurs projets», explique-t-elle.

Un objectif à atteindre
L’an dernier, Leucan a amassé 288 000 $ pour la Mauricie et le Centre-du-Québec. Cette année, l’objectif est de 290 000 $ «Nous sommes persuadés d’atteindre notre objectif», précise Mme Cloutier.

Accompagnement et soutien
L’association offre aux familles des services de soutien affectif, d’aide financière, d’animation en salle de jeux en milieu hospitalier et de sensibilisation en milieu scolaire. Elle offre également un accompagnement en fin de vie et le suivi du deuil.

Des dons importants pour la recherche
En plus de soutenir les familles, Leucan appuie la recherche clinique. Selon le rapport annuel de l’association, 745 000 $ ont été remis à la recherche clinique pour l’ensemble du Québec en 2016-2017. Il indique également que la recherche clinique reliée à l’amélioration des traitements est une composante fondamentale. «En 40 ans, le taux de survie est passé de 15 % à 82 %. Malgré cette avancée majeure, il reste toujours près d’un enfant sur cinq qui décède», peut-on lire dans le rapport.

Au Québec, ce type de recherche est majoritairement financé par Leucan. Depuis 40 ans, l’association a investi près de 20 millions de dollars pour améliorer l’accès à des traitements plus performants.