Les chiens couraient à vive allure sur la piste réputée rapide du Défi Mauricie.

Défi Mauricie: des conditions difficiles

La 11e édition du Défi Mauricie s'est déroulée dans des conditions très difficiles. Pluie, neige, températures douces ou froides, les mushers participant à cette course de chiens de traîneau ont dû composer avec toutes sortes de conditions.
«Ç'a été l'enfer ce week-end. Nous avons eu toutes les conditions. C'était vraiment stressant», a souligné après l'événement le maire de Saint-Luc-de-Vincennes et organisateur du Défi Mauricie, Jean-Claude Milot. «On ne pouvait pas avoir pire.» 
Les organisateurs ont redoublé d'efforts entre les courses de samedi et celles de dimanche afin de rendre la piste praticable pour les participants.
Le maire de Saint-Luc-de-Vincennes affirme que malgré ces conditions difficiles, les participants étaient au rendez-vous. «Nous avons eu peur que personne ne se présente avec les prévisions météo. Malgré tout, l'événement a été un succès. Nous avons accueilli 46 participants du Québec, de l'Ontario, des Maritimes et des États-Unis. Les plus grands champions sont maintenant au Québec. Ça permet d'attirer plus de compétiteurs d'ailleurs dans nos événements», a ajouté Jean-Claude Milot, lui-même musher. 
Les mushers participant au Défi Mauricie étaient regroupés dans deux classes, soit celle des attelages de six chiens et celle de 12 à 14 chiens. 
La classe des attelages à six chiens a été remportée par Kati Dagenais de Saint-Sauveur, la championne du monde en 2009 dans les catégories à quatre et six chiens. Lorsqu'elle a remporté ce titre, elle remplaçait son conjoint blessé. Depuis, c'est elle qui prend part aux compétitions et elle remporte beaucoup de succès partout où elle passe.
Malgré les conditions météorologiques difficiles du week-end, la 11e édition du Défi Mauricie s'est tenue ce week-end à Saint-Luc-de-Vincennes.
«L'organisation a fait un travail extraordinaire. Avec toute la pluie qu'on a eue, on ne pensait pas avoir de course. Les bénévoles ont travaillé super fort», a-t-elle précisé. «C'est une piste qui est quand même pas trop difficile au niveau du parcours, même s'il y a des bonnes courbes, mais en général c'est une piste pour faire des temps, de la vitesse. On n'a pas pu faire d'aussi bons temps qu'on souhaitait en raison de la température, mais les chiens ont eu beaucoup de plaisir.»
Malgré le temps difficile, les animaux s'en donnaient à coeur joie. Lorsque ceux-ci sont appelés à sortir des camions, l'excitation monte. Ils demeurent dans un calme relatif avant le départ, mais dès que celui-ci est donné, ils foncent à plein régime. «Les conditions n'étaient pas pénibles pour les chiens. Dimanche, c'était même super», a ajouté la championne. «Samedi, c'était moins facile avec l'eau. Mais en général, c'est une belle fin de semaine.»
La course de chiens de traîneau est une discipline qui attire de plus en plus de jeunes femmes et d'adolescentes. Elles étaient très nombreuses ce week-end à prendre le départ du Défi Mauricie. «La plupart des champions du monde sont maintenant des filles», a affirmé Kati Dagenais. «On voit de plus en plus de filles. C'est dur à expliquer les raisons des succès des compétitrices. Nous avons peut-être plus l'instinct maternel et les chiens aiment ça. On a une belle complicité.»
Si le poids souvent moins élevé des femmes fait une différence pour les attelages de quatre ou six chiens, il n'est plus du tout un facteur dans les grands attelages. Malgré tout, les femmes sont très performantes dans cette catégorie.  
La catégorie des attelages à douze chiens a été remportée cette année par Guy Girard de Joliette, suivi par Claude Bellerive de Charette. 
De son côté, le maire Jean-Claude Milot a terminé au 15e rang de la catégorie à six chiens. Il a tenu à remercier la trentaine de bénévoles qui ont rendu possible la tenue du 11e Défi Mauricie.