Les 90 kayakistes du Défi kayak Desgagnés Montréal-Québec ont fait un arrêt en Mauricie vendredi. Sur la photo: Jean-Denis Girard, député de Trois-Rivières, Gaétan Boivin, président-directeur général du Port de Trois-Rivières et Mathieu Fortier, instigateur du Défi kayak.

Défi kayak Desgagnés de passage en Mauricie: un parcours très exigeant

Pas de relâche pour les 90 kayakistes qui sont à l'oeuvre dans les eaux du fleuve Saint-Laurent depuis jeudi, dans le cadre de la 3e édition du Défi kayak Desgagnés Montréal-Québec. De passage en Mauricie vendredi, pour la deuxième journée de leur périple, c'est toutefois la journée la plus exigeante du défi qui attendait les participants.
Le premier arrêt en sol mauricien s'est effectué dès midi, vendredi, au Domaine du lac Saint-Pierre de Louiseville. À peine une heure plus tard, le départ sonnait pour la portion la plus complexe du parcours, le lac Saint-Pierre.
«On est parti hier (jeudi) matin de Montréal et le moral des troupes est encore excellent une journée plus tard , donc ça se passe super bien jusqu'à maintenant. Hier (jeudi), les conditions étaient idéales et c'est le cas encore aujourd'hui donc tout va bien», avoue le cofondateur de Jeunes musiciens du monde et instigateur du Défi kayak, Mathieu Fortier.
Le défi qui en est à sa troisième année de vie consiste à faire une descente en kayak de Montréal à Québec en quatre jours. Les 90 participants doivent ainsi parcourir une distance de 250 km lors du périple. Chaque participant s'est donc engagé à récolter 2000 $ au profit de Jeunes musiciens du monde. L'argent est par la suite remis aux enfants dans le besoin pour leur offrir des cours de musique et des instruments de qualité.
En plus d'être qualifié comme étant le trajet le plus exigeant, la portion du lac Saint-Pierre en Mauricie qui représente une distance de 40 km demeure la plus longue étape du parcours. 
«L'enjeu, c'est que les embarcations motorisées ne peuvent pas nous accompagner à cause des berges qui ne sont pas assez profondes, donc quand on s'engage dans le lac Saint-Pierre, il faut qu'on soit certain qu'il n'y a aucun danger. En plus, il n'y a pas de courant en raison de l'élargissement du lac, donc c'est vraiment un exercice demandant pour le mental, car on n'a pas le sentiment de progresser», mentionne Mathieu Fortier.
Les 90 kayakistes avaient à peine rejoint la berge du Domaine du lac Saint-Pierre de Louiseville qu'ils apprenaient la difficulté technique de la navigation sur le lac Saint-Pierre qui les attendait en après-midi. Ceux et celle qui le désiraient avaient même la possibilité de se retirer de cette portion du trajet. 
«C'est plus un défi personnel et il n'y a pas de compétition. Si on se sent fatigué, on prend une pause et ce n'est pas vécu comme un abandon. En plus, beaucoup de gens n'ont jamais fait de kayak et l'idée est seulement de passer un bon moment», précise M. Fortier. 
Le député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, s'est d'ailleurs prêté au jeu pour la portion mauricienne du défi. «Je suis assez fébrile en ce moment. C'est un défi personnel pour moi et je voulais encourager les gens qui relèvent le défi tout en donnant moi aussi mon 100 % dans la portion la plus difficile du parcours», souligne-t-il.
Malgré l'ampleur de la tâche, c'est toutefois l'ambiance qui règne dans cette portion du défi qui reste gravée dans la mémoire des participants. «On est content quand le lac se termine et qu'on voit le pont Laviolette et les berges. Mais dans cette portion, il y a quelque chose de magique, car on est au milieu d'une espèce de mer intérieure donc c'est quelque chose de très méditatif pour les participants», soutient M. Fortier.
Le départ s'est donc amorcé jeudi à Montréal. Pour la deuxième journée du défi, les kayakistes ont pris le départ de Sorel, avant de rejoindre la région de la Mauricie. Ils étaient de passage au parc de l'île Saint-Quentin vers 18 h, vendredi où ils ont d'ailleurs passé la nuit avant de reprendre la route vers Québec pour atteindre la destination finale, ce dimanche.