Voici les participantes du Défi des Demois’Ailes 2020. À l’avant, la présidente d’honneur, Maman Caféine (Marie-Ève Piché) et l’un des commanditaires, Stéphane Beaulac de 94,7 Rouge.
Voici les participantes du Défi des Demois’Ailes 2020. À l’avant, la présidente d’honneur, Maman Caféine (Marie-Ève Piché) et l’un des commanditaires, Stéphane Beaulac de 94,7 Rouge.

Défi des Demois’Ailes: 750 km pour les maisons d’hébergement

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Saint-Boniface — Claudiane Grimard-Croteau avoue que l’activité sportive n’avait jamais vraiment été sa tasse de thé, mis à part un peu d’entraînement au gym au cours de la dernière année. Or, la jeune Trifluvienne s’entraîne maintenant en compagnie de 42 autres femmes en vue de courir 100 km en 100 heures (soit 10 relais de 10 km). Elle entend réussir le Défi des Demois’Ailes qui en sera à sa huitième édition du 8 au 12 juillet.

Cette course à pied à relais de 750 km, initiée en 2013, partira de Trois-Rivières et se rendra à Magog, Sherbrooke, Thetford Mines, Québec, Donnacona, Champlain, Yamachiche, Saint-Étienne-des-Grès, Saint-Boniface, puis Shawinigan, le point d’arrivée.

Myriam Tremblay de Saint-Boniface, en sera, elle aussi, à sa toute première participation. Une de ses principales motivations, c’est de pouvoir générer du financement pour les centres d’hébergement pour les femmes victimes de violence. «Je suis fière d’encourager cette cause-là», dit-elle. «Notre objectif est certes de faire la course, mais aussi de venir en aide aux maisons d’hébergement», dit-elle.

Être une des Demois’Ailes, ce n’est pas juste un entraînement physique et une préparation mentale de neuf mois. Ce sont aussi «toutes les activités de financement autour. C’est beaucoup de temps», dit-elle. «Il y a les entraînements, mais aussi les rencontres mensuelles, les campagnes d’emballage. Il faut beaucoup de visibilité pour faire connaître la cause», fait-elle valoir.

D’ailleurs, les Demois’Ailes ont recruté une personnalité publique qui a justement beaucoup de visibilité pour assumer la présidence d’honneur, cette année, Maman Caféine (Marie-Ève Piché), une blogueuse suivie par plus de 173 000 personnes sur Facebook.

Jolyane Damphousse, la présidente du conseil d’administration des Demois’Ailes, explique qu’il faut parler de la cause le plus possible, car l’organisation a des objectifs de financement bien précis, cette année. «On remet des fonds à 10 maisons d’hébergement au Québec, surtout ici en Mauricie. L’année dernière, nous avons amassé 62 000 $ et depuis 2013, on a remis 408 000 $», souligne-t-elle. «Cette année, notre objectif est d’arriver au demi-million $», dit-elle, soit 92 000 $ pour la campagne de 2020.

Mme Damphousse invite donc le public à soutenir les Demois’Ailes dans leurs activités de financement, par exemple en achetant divers articles promotionnels figurant sur la page Facebook de l’organisation ou en donnant généreusement lors des divers barrages routiers qui seront organisés un peu partout dans la région.

Grâce aux dons, les maisons d’hébergement peuvent acheter de nouvelles maisons et augmenter le nombre de chambres pour recevoir les femmes en situation d’urgence.

Danielle Laquerre en est à sa troisième participation. Cela signifie trois sorties de musculation et de quatre à cinq sorties de course par semaine plus un entraînement de groupe avec les Demois’Ailes, résume-t-elle. «Nous sommes tellement bien encadrées que ça va super bien. Nous sommes suivies par le Centre athlétique de Trois-Rivières», raconte cette participante de 52 ans. Le groupe Physio Action Plus de Trois-Rivières offre également des suivis pour la prévention des blessures. La première année, Mme Laquerre raconte avoir été frappée d’une insolation. Puis, la deuxième année, c’est un manque de motivation qui a failli l’arrêter en plein troisième relais. La bonne cause qu’elle défend et l’effet de groupe l’ont toutefois vite remise en selle, confie-t-elle.

Cindy Vincent, elle, est une marathonienne de 39 ans qui en sera à sa deuxième participation. «C’est une cause tellement noble. On ne peut pas ne pas s’encourager là-dedans», plaide cette femme qui a l’intention de participer pendant encore plusieurs années et qui n’a commencé à courir qu’il y a 4 ans.