Le décret de la population de 2020 indique une hausse de la population à Trois-Rivières.

Décret de la population: hausses à Trois-Rivières, Shawinigan et Bécancour

TROIS-RIVIÈRES — Les données provisoires concernant la population régionale en 2020 démontrent que Trois-Rivières, Shawinigan et Bécancour profitent d’une croissance démographique. À l’opposé, La Tuque, Nicolet et Louiseville abritent moins de citoyens.

Le décret de la population de 2020, publié à la fin du mois de décembre dernier, indique que 138 134 citoyens habitent Trois-Rivières, comparativement à 136 847 en 2019. L’écart positif est de 1287, soit un gain de près de 1 %.

Shawinigan profite aussi d’une majoration de sa population, celle-ci passant de 49 551 personnes en 2019 à 49 571, soit 20 citoyens de plus.

Si Trois-Rivières affiche la meilleure croissance en nombre absolu, Bécancour présente la plus grande augmentation en terme de pourcentage. En 2019, la population de Bécancour selon le décret du gouvernement du Québec était de 13 235 personnes. Cette population est évaluée à 13 543 personnes en 2020. La différence positive de 308 personnes représente un gain de 2,32 %.

Notre-Dame-du-Mont-Carmel compte en 2020 quelque 50 citoyens de plus qu’en 2019, soit 5970 au lieu de 5920. Le taux d’appréciation est de 0,84 %.

Cent personnes de moins habitent La Tuque en 2020. Selon ce décret, la population a baissé de 11 033 personnes en 2019 à 10 933.

Une tendance au repli s’observe à Saint-Tite qui regroupe 3699 personnes en 2020 comparativement à 3733 l’an dernier. Même chose pour Louiseville (7220 citoyens en 2019 et 7176 citoyens en 2020) et pour Nicolet (de 8463 personnes à 8454).

La croissance de la population de Bécancour a un impact direct sur celle de la MRC de Bécancour. Avec une progression de sa population de 0,73 %, cette MRC est la seule de la région à avoir cette année plus de citoyens que l’an dernier, toujours selon le décret du gouvernement. Le Haut-Saint-Maurice a perdu 1,17 % de sa population, alors que le deuxième plus important repli (-0,7 %) est constaté du côté de la MRC de Nicolet-Yamaska, tout juste devant la MRC de Mékinac (-0,68 %).

Une bonne indication

Même s’il s’agit de données provisoires, le décret de la population donne une bonne indication de la démographie au Québec.

«C’est le meilleur chiffre au moment où on le produit. Le décret est l’outil que les municipalités doivent utiliser pour préparer les budgets, pour l’application de lois, pour la gestion des programmes gouvernementaux, pour l’inscription à des programmes de subventions gouvernementaux», commente Dominique André, démographe à l’Institut de la statistique du Québec.

Basé sur le recensement de Statistique Canada, le décret doit être présenté à la fin de l’année afin que ses données soient disponibles et utilisées dès le début de la nouvelle année. L’ISQ recommande toutefois d’éviter de comparer les décrets de la population, étant donné qu’ils ne sont pas révisés afin de tenir compte notamment des changements de méthodologie et du découpage géographique.

L’ISQ publie chaque printemps ses données démographiques qui viennent préciser les estimations de population.

«Le décret de la population est établi à partir du recensement, on regarde les mouvements de population et on se base sur les données de la Régie d’assurance maladie du Québec. On utilise les données de Statistique Canada pour les données démographiques, sur la base de données révisées. La différence entre le décret et les données démographiques se fait au niveau des divisions de recensement. En novembre, on n’a pas les estimations de Statistique Canada pour les MRC», ajoute M. André.

Ce dernier convient que l’idéal serait de patienter quelques mois afin de jouir de données plus précises. Les exigences gouvernementales dictent toutefois l’utilisation du décret de la population.