Mélissa Dufresne est avec sa fille, Marie-Soleil Dufresne, qui avait été transportée par les pompiers à l’hôpital après un accident il y a 14 ans.
Mélissa Dufresne est avec sa fille, Marie-Soleil Dufresne, qui avait été transportée par les pompiers à l’hôpital après un accident il y a 14 ans.

Découverture ambulancière à La Tuque: en 2006, «elle est passée à cinq minutes de mourir»

La Tuque — Il y a près de 15 ans, une jeune fille de 7 ans qui se trouvait dans un état critique avait dû être transportée à l’hôpital par les pompiers en raison d’une découverture ambulancière.

La jeune Marie-Soleil Dufresne était restée étendue au sol pendant près de 30 minutes. La petite avait été happée par une camionnette et elle avait subi de nombreuses blessures.

L’événement de vendredi dernier a ravivé des souvenirs à sa mère, Mélissa Dufresne, qui n’en revient pas que cela arrive encore en 2020.

«J’ai lu l’article et je me suis dit ‘‘pas encore’’. Comment est-ce que ça peut encore arriver en 2020? Ma fille a passé proche de mourir et il y a encore une personne qui doit être transportée par les pompiers. C’est inacceptable. Dans un mois, ça va faire 14 ans. Il ne faut pas que ça arrive encore, peu importe à qui. Ça ne se peut juste pas en 2020», lance-t-elle.

Mélissa Dufresne se souvient de l’accident et de la suite des événements comme s’ils étaient arrivés hier.

«Elle a subi un traumatisme crânien sévère, elle a eu des côtes cassées, un poumon perforé et le sang s’est ramassé au cœur. Elle a été 27 minutes par terre. Quand les pompiers sont arrivés, ils s’en sont occupés et l’ont amenée à l’hôpital parce qu’elle aurait pu mourir. Ils avaient mis une couverture sur elle parce qu’il pleuvait», se souvient-elle.

«Il n’était pas question de la laisser mourir là, il fallait l’amener à l’hôpital. Ils l’ont installée sur la planche et l’ont mise par terre dans le camion de pompiers pour la transférer à l’hôpital de La Tuque. Elle a été prise en charge par des médecins à son arrivée. […] Elle était dans le coma quand elle est arrivée. Elle est passée à cinq minutes de mourir», affirme Mélissa Dufresne.

En 2006, au moment de l’accident, il y avait seulement deux ambulances qui desservaient La Tuque. En novembre 2007, plus d’un an après les événements, une troisième ambulance avait été ajoutée sur le territoire de la Haute-Mauricie.

Pour Mélissa Dufresne, il faut en faire plus avant qu’un drame survienne, parce que ce n’était «visiblement pas suffisant».

«Ça ne doit plus arriver. Les ambulanciers doivent avoir un horaire fixe», insiste-t-elle.

Âgée maintenant de 21 ans, Marie-Soleil se porte bien selon sa mère, mais elle a peu de souvenirs de l’accident.

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