L'ordonnance de décontamination du ministère de l'Environnement sera vraisemblablement contestée par les deux anciens propriétaires de l'usine Aléris.

Décontamination de l'ex-usine Aléris: Alcoa et Martinez contestent l'ordonnance

Les deux anciens propriétaires du terrain de l'ancienne usine Aléris entendent contester l'ordonnance de décontamination du ministère de l'Environnement.
Mercredi le 12 juillet, le ministère rendait une ordonnance à Gestion Alcoa et à la Corporation de développement TR, propriété de Tim Martinez, afin de les contraindre à agir.
Le 4 juillet dernier, Le Nouvelliste apprenait que les procureurs des parties étaient en négociation sur la présentation d'un plan permettant la décontamination. 
Si les procureurs des parties disposent encore de plus d'un mois afin de déposer le plan, tout indique qu'il n'en sera rien. Effectivement, Pierre-Michel Auger, député de Champlain, a reconnu que les deux entreprises ont l'intention de contester l'ordonnance. «On continue de regarder le 5 septembre comme la date butoir du dépôt du plan. On verra le 6 si ce n'est pas fait, mais, pour nous, le 5 reste la date du dépôt du plan et les négociations se poursuivent», souligne M. Auger.
«Tout allait bien avant qu'elles [les entreprises] s'installent là, elles ne peuvent pas se déresponsabiliser comme ça», ajoute-t-il.
Selon les estimations, les coûts liés à la décontamination du terrain pourraient osciller entre 15 millions et 40 millions de dollars.
Rappelons que le maire Yves Lévesque a affirmé que la Ville planche actuellement sur la conception d'un projet de développement de projet domiciliaire de près de 300 portes sur le terrain en question.