Le propriétaire du salon de coiffure La boîte à coupe, Patrick Dupuis, est fin prêt à reprendre ses activités lundi.
Le propriétaire du salon de coiffure La boîte à coupe, Patrick Dupuis, est fin prêt à reprendre ses activités lundi.

Déconfinement des plus attendus le 1er juin

TROIS-RIVIÈRES — Les salons de coiffure, cliniques de soins corporels et thérapeutiques, centres d’achats et terrains de camping sont au nombre des établissements qui pourront rouvrir leurs portes le 1er juin, dans ce qui est vraisemblablement la phase de déconfinement la plus attendue depuis la mise sur pause du Québec en raison de la pandémie de COVID-19.

Tout comme les autres endroits qui sont accessibles au public depuis quelques semaines, les propriétaires de ces commerces ou cliniques ont dû mettre en place des mesures afin de respecter les règles de distanciation et de salubrité pour protéger leurs employés ainsi que leurs clients et patients.

Le propriétaire de La boîte à coupe, Patrick Dupuis, a dû considérablement réaménager son salon du centre-ville de Trois-Rivières pour respecter les exigences de la Santé publique. Cloisons en plexiglas entre les éviers servant à laver les cheveux des clients, réaménagement de l’espace au milieu de l’aire de travail de ses 10 coiffeurs et quasi-fermeture de la salle d’attente font partie des changements que constateront les clients chanceux qui pourront finalement se faire faire un tour d’oreille ou faire disparaître leur repousse dès lundi.

«Comme on a la chance d’avoir un grand salon, on n’a pas été obligé d’installer des cloisons entre les postes de travail. Il y avait déjà 2,5 mètres de distance entre chaque», explique-t-il.

Parmi les autres changements, les coiffeurs devront porter un masque et une visière et ne pourront coiffer qu’un client à la fois, ce qui compliquera passablement la prise de rendez-vous pour les petits salons. Un problème avec lequel l’équipe de La boîte à coupe n’aura pas à composer.

Contrairement à certaines de ses collègues dont la clinique se situe également dans leur résidence, l’esthéticienne Bianca Fréchette a décidé de reprendre du service lundi. Ne s’en faisant généralement pas trop avec la vie, elle avoue qu’elle ressent présentement un petit stress à l’idée de recevoir ses premiers clients en plus de deux mois.

«Les becs sur les joues des clientes, c’est fini! C’est plate, car certaines sont devenues des amies avec les années. Mais c’est la vie», lance-t-elle.

Comme son métier demande qu’elle passe la plupart de son temps à moins de deux mètres de ses clients, elle devra également respecter des règles strictes d’hygiène et de désinfection. Question d’être fin prête, elle a cru bon de suivre une formation en hygiène et salubrité en ligne pendant le confinement.

«Je vais changer de sarrau après chaque cliente et il y aura toujours trente minutes entre chaque rendez-vous. Ça me permettra de désinfecter et de laisser le temps aux produits d’agir», poursuit-elle.

Plusieurs cliniques thérapeutiques pourront également traiter des patients. C’est notamment le cas des chiropraticiens, des physiothérapeutes et des ergothérapeutes. Copropriétaire des cliniques de chiropratique Neuractiv de Trois-Rivières et de Nicolet, Nicolas Désilets indique que le temps de traitement consacré à chaque patient sera augmenté afin de permettre à son équipe de respecter les exigences de la Santé publique. Désireux de respecter à la lettre les recommandations, son équipe et lui ont mis en place un plan qui évoluera semaine après semaine.

«La première semaine ne sera pas à pleine capacité et c’est voulu. On veut voir ce qui ira bien et ce qui ira moins bien», mentionne-t-il.

Place au shopping

Les temples du magasinage que sont les centres commerciaux seront également de nouveau accessibles au public, suivant des règles post-confinement.

Mis à part le Walmart, le supermarché Maxi et la pharmacie Jean Coutu, le magasin Plante sports était le seul commerce ouvert aux Galeries du Cap jusqu’à maintenant, et ce, en raison de la présence d’une porte à l’arrière donnant directement à l’extérieur. Son propriétaire, Yves Tremblay, ne croit pas que le fait que les clients pourront accéder de nouveau à son commerce par l’entrée principale influera positivement outre mesure sur son chiffre d’affaires.

Néanmoins, il avoue qu’un peu plus d’action à l’intérieur du centre d’achat de la rue Barkoff dans le secteur Cap-de-la-Madeleine ne fera pas de tort.

Il n’a pas été possible de s’entretenir avec un représentant de l’entreprise Cominar, propriétaire des centres commerciaux Les Rivières à Trois-Rivières et La Plaza de la Mauricie à Shawinigan, afin de connaître les mesures qui seront mises en place à ces endroits.

Camping

Activité estivale par excellence pour plusieurs, il sera également possible de se rendre dans les campings.

La propriétaire du Camping La Rochelle, Nancy Audet, a fait installer des cloisons dans la buanderie de son terrain de camping.

«Je me sens un peu fébrile, mais ça va bien aller. On a pris les moyens pour que ça aille bien», confie la propriétaire du Camping La Rochelle, du secteur Saint-Louis-de-France à Trois-Rivières, Nancy Audet.

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Ouverts le 1er juin

  • Cliniques de soins buccodentaires et centres dentaires
  • Cliniques et centres de: physiothérapie, d’ostéopathie, d’ergothérapie, de chiropratique, de massothérapie, de psychologie, d’optométrie, d’acuponcture, de naturopathie, d’homéopathie, d’orientation de carrière, de travail social, de thérapie conjugale et familiale, de sexologie, d’autres formes de thérapie, de nutrition, d’orthophonie et audiologie, de podiatrie et de médecine douce ou alternative
  • Salons de coiffure et barbier
  • Centres d’esthétique, de manucure et pédicure
  • Services d’épilation et soins de la peau
  • Studios de tatouage et perçage
  • Salons de toilettage pour animaux
  • Centres commerciaux
  • Hébergement, camping et activités touristiques ciblées