Déclaration d’urgence climatique: la MRC de Bécancour pose un geste

Bécancour — Après la Ville de Trois-Rivières et la MRC de Nicolet-Yamaska, c’était au tour de la MRC de Bécancour d’adopter mercredi, en séance publique, une déclaration visant à reconnaître l’urgence climatique et la nécessité d’une transition écologique.

Disant reconnaître l’importance des changements climatiques et leurs conséquences, le conseil des maires souhaite mettre de l’avant les actions et les bons coups déjà réalisés ou en cours de réalisation par la MRC et ses municipalités en matière de préservation de l’environnement et de lutte aux changements climatiques.

Par ailleurs, les élus s’engagent résolument en faveur d’une transition écologique, en y consacrant les moyens nécessaires dans les domaines où il a compétence.

De plus, la MRC de Bécancour demande aux gouvernements fédéral et provincial de poursuivre la mise en œuvre d’initiatives permettant d’accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’adaptation aux changements climatiques incluant la transition énergétique. Et les maires veulent que Québec et Ottawa mettent en place des mécanismes pour faciliter les démarches des municipalités auprès, notamment, des ministères de l’Environnement et des changements climatiques afin de régler les problèmes que doivent supporter les municipalités.

Dans sa décision, le conseil a pris en considération les récentes conclusions du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui constatent l’urgence de réduire les émissions et de déployer des mesures d’adaptation.

«Des transitions rapides et de grande envergure dans les domaines de l’aménagement du territoire, de l’énergie, de l’industrie, du bâtiment, du transport et de l’urbanisme sont nécessaires à court terme afin de limiter à 1,5 degré Celsius le réchauffement planétaire tel que révélé par le GIEC», peut-on lire dans la résolution.

En matière d’environnement, le maire de Saint-Pierre-les-Becquets, Eric Dupont, a rappelé que sa municipalité «essaie d’avoir tant bien que mal un assainissement des eaux». «C’est impératif et urgent. Le dossier avance très bien, mais c’est long et lourd, l’Environnement ne parle pas au MAMOT», a-t-il fait savoir.

Pour l’un des citoyens présents, François Poisson, l’enjeu n’est pas tant le rejet d’eaux usées dans le fleuve que l’émission de gaz à effet de serre. «On parle d’une crise», a-t-il conclu.