Jason Luckerhoff, professeur à l’UQTR.
Jason Luckerhoff, professeur à l’UQTR.

Décès tragique de François Duchesne: des répercussions jusqu’à l’UQTR

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Le travail de François Duchesne, une des victimes de la tuerie qui s’est déroulée à Québec, en fin de semaine, a des répercussions jusqu’en Mauricie, plus particulièrement à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Le Musée national des Beaux-Arts, où M. Duchesne avait été embauché comme directeur du marketing et des communications, avait en effet accueilli un étudiant en communication sociale de l’UQTR, Olivier Champagne-Poirier, pour la réalisation d’une étude.

Le professeur Jason Luckerhoff qui enseigne à cet étudiant, au département, raconte que ce dernier avait fait une thèse sur les noms publics des institutions culturelles en Mauricie. «Quand ils ont su ça au Musée, ils se sont dit que ce serait intéressant d’avoir aussi une étude sur ce qu’on pourrait faire pour joindre les gens qui ont l’impression que le Musée rejoint des gens très connaissants en histoire de l’art. Ce qu’on a travaillé avec François Duchesne et le directeur général, Jean-Luc Murray, c’est un postdoctorat d’un an qu’Olivier faisait avec le Musée, mais supervisé à l’Université de l’Ontario français. Il a travaillé pour eux pendant un an», raconte le professeur Luckerhoff.

François Duchesne, une des victimes de la tuerie de Québec.

Les résultats de l’étude avaient été présentés au Musée et à M. Duchesne le 20 octobre dernier.

«François allait travailler à partir de ça pour penser des stratégies de communication, revoir le positionnement du Musée et la façon de le présenter. Il avait comme vision que ce musée-là appartienne aux citoyens. Il voulait que tout le monde se sente à l’aise d’y entrer», raconte M. Luckerhoff.

«On voulait publier ce travail-là pour que ça serve à d’autres musées. C’est avec François Duchesne qu’on aurait le plus travaillé», indique-t-il.

M. Duchesne «était très apprécié de tout le monde avec qui il travaillait», dit-il. «Il avait de bons liens avec les gens de la communauté. C’est pour ça qu’il faisait un bon directeur des communications. Olivier s’est senti très à l’aise de travailler avec lui au cours de la dernière année», souligne-t-il.

Son décès «ne touche pas que des gens de la ville de Québec. «Il a travaillé avec des chercheurs de Montréal», également, dit-il. «C’est vraiment quelqu’un qui a fait beaucoup dans le milieu», souligne Jason Luckerhoff.