Les fondateurs d’Insectivores avaient eu la chance de visiter l’impressionnante collection de Georges Brossard lors d’une rencontre avec l’homme pour parler de leur projet. Sur la photo : Jérémi Marcotte-Leblanc, ami des fondateurs de l’élevage d’insectes, Samuel Richard, gestionnaire des ventes, des communications et des finances chez Insectivores, Georges Brossard, entomologiste de renom et Jonathan Joly, gestionnaire du développement et de la production chez Insectivores.

Décès de Georges Brossard: lourde perte pour les fondateurs d’Insectivores

TROIS-RIVIÈRES — De son vivant, l’entomologiste Georges Brossard a su inspirer tout un tas de jeunes passionnés d’insectes voulant se perfectionner en entomologie. C’est le cas de Samuel Richard, cofondateur de la compagnie Insectivores, spécialisée dans la production d’insectes destinés à la consommation humaine.

En plus d’être son idole indétrônable, Georges Brossard a été d’une aide considérable pour lui dans la réalisation de son rêve qui était d’avoir son propre élevage d’insectes. «S’il n’avait pas été là, je ne peux pas dire que ma passion pour les insectes aurait été la même», confie Samuel.

L’entomologiste a donc fourni son apport aux trois étudiants qui lui ont présenté ce projet de nouvelle compagnie qui leur paraissait extrêmement difficile à réaliser. Un apport qui, selon eux, a été essentiel à la création d’Insectivores. «En lançant notre projet, mes acolytes et moi étions inquiets de la viabilité de celui-ci. Nous nous demandions si les gens du domaine allaient croire en nous et Georges nous a prouvé que oui. Il n’a pas hésité une seconde à nous pousser dans la bonne direction et à nous conseiller. Ça nous a motivés comme jamais», ajoute-t-il. L’entomologiste avait même rédigé une lettre de recommandation pour les trois jeunes hommes qui voulaient se lancer en affaires. Il voulait s’assurer de la réussite du projet qui était mené par la passion de trois étudiants universitaires.

Les jeunes hommes derrière cet élevage d’insectes sont d’ailleurs extrêmement fiers du travail qu’ils ont accompli depuis la création de leur compagnie. Ils commenceront la vente de leurs produits plus tard cet été et sont bien conscients qu’ils doivent une partie de ce succès à celui qui a été pour eux un mentor unique.

Par ailleurs, selon Samuel, l’entomologiste de renom a réussi à passer son flambeau avec brio. «Tous ceux et celles qui l’ont côtoyé ont été marqués par ce qu’il accomplissait chaque jour. Il est clair que nous travaillerons fort pour poursuivre la quête qu’il avait entamée de briser les mythes entourant les insectes», explique-t-il.

Georges Brossard aura certainement laissé une trace ineffaçable dans l’esprit du jeune Samuel qui souhaitait éventuellement voyager en sa compagnie pour explorer les insectes ailleurs dans le monde. Il assure qu’il fera de son mieux pour tout de même effectuer ces voyages en la mémoire de son idole.

L’homme qui s’est fait connaître en faisant découvrir les insectes partout sur le globe en plus d’être derrière la fondation de l’Insectarium de Montréal s’est éteint le matin du 26 juin dernier. Il était alors âgé de 79 ans.