Début de la saison du virus du Nil

Que les citoyens ne s'y méprennent pas. La diminution du nombre de moustiques en août ne signifie pas pour autant que toute menace du virus du Nil occidental soit écartée. Bien au contraire.
Le stade où les moustiques nuisent à la qualité de vie des humains est maintenant passé, mais cette période coïncide avec une augmentation de la charge virale des insectes infectés par le virus du Nil. Si les périodes de forte chaleur ont fait diminuer la population de maringouins, il y a un revers à la médaille.
«La chaleur va faire augmenter la charge virale. La nuisance n'a donc pas de lien avec la virulence. Par exemple, un moustique qui possède une petite charge virale et qui pique n'impliquera pas nécessairement de conséquences très graves», indique Alexandre Rocheleau deGDG Environnement.
La transmission du virus du Nil se fait principalement par le Culex pipiens-restuans, une espèce de moustiques vivant dans les eaux stagnantes des milieux urbains.
Pour éviter la prolifération de moustiques et prévenir, par le fait même, une contamination par le virus du Nil, GDG Environnement recommande de porter des vêtements longs et d'éliminer lesmilieux où s'accumulent de l'eau stagnante comme des bâches, des gouttières bouchées oudes piscines qui ne sont pas en marche. L'utilisation de répulsif peut également être efficace.
L'impression d'une quantité plus importante de maringouins cette année n'est qu'illusion explique M. Rocheleau.
«Il y a une soixantaine d'espèces de moustiques au Québec. Certaines sont plus hâtives que d'autres. Le printemps tardif a fait que les espèces hâtives ont chevauchées les espèces estivales. Bref, il y en a eu autant que l'an dernier, mais sur une période plus courte», précise-t-il.