À la suite du dévoilement du défi 2018 de Robotique FIRST, l’équipe l'Ultime 5528 de l'Institut secondaire Keranna a procédé à un remue-méninges.

De retour à l’école pour une bonne raison

Trois-Rivières — Malgré la température glaciale qui planait sur la Mauricie samedi matin, des centaines d’élèves de niveau secondaire de la Mauricie et du Centre-du-Québec réunis à l’Institut secondaire Keranna avaient les yeux tournés sur un écran géant, à 10 h 25 précisément. Le défi mondial 2018 de Robotique FIRST était en effet dévoilé.

En ce début d’année 2018, même s’ils étaient en congé, ce ne sont pas les raisons qui ont manqué pour les 32 élèves de l’équipe l’Ultime 5528 de l’Institut secondaire Keranna pour revenir sur les bancs d’école samedi, afin d’accueillir les trois équipes de robotique de la Mauricie et du Centre-du-Québec pour le dévoilement mondial du défi de Robotique FIRST.

Peu avant le dévoilement du défi qui a été transmis en direct de la NASA, et ce, à travers le monde samedi par vidéo, les élèves, mais aussi les enseignants et les mentors étaient assis sur le bout de leur chaise, en attente de l’annonce du défi d’ingénierie qu’ils s’apprêtent à réaliser. Les élèves auront donc six semaines et trois jours pour la conception finale d’un robot qui devra répondre à des critères bien précis.

Ainsi, tous au même moment, les milliers d’élèves à travers le monde à participer au défi 2018 de Robotique FIRST ont appris par une vidéo inspirée du thème des jeux vidéo qu’ils devront amener leurs robots à déplacer des cubes de puissance dans le but de faire pencher des balances, ce qui leur permettra d’acquérir des points. Les robots devront ultimement être en mesure de s’accrocher à la plus haute des balances et de s’y hisser.

En plus de la conception du robot, les élèves devront toutefois aller encore plus loin, grâce à la mise en place d’une stratégie audacieuse afin de les amener à la victoire lors de compétition qui se déroulera à Montréal en mars prochain.

«C’est intéressant comme défi, car il y a plein de nouvelles stratégies et des choses qu’on n’est pas habitué de voir. Le défi est donc assez complexe pour les jeunes au niveau de la stratégie, mais aussi en raison du fait qu’on doit faire grimper notre robot avec un petit crochet. Mais ça va être un beau défi à relever», a soutenu l’ingénieur et mentor de l’équipe, Martin Amyot, alors qu’il venait tout juste d’apprendre la nature du défi.

La fébrilité a toutefois laissé place à la stupéfaction à la suite de la vidéo qui présentait les tenants et aboutissants de l’audacieux projet.

«On est très excité, car on vient de voir la bande-annonce et les suppositions s’enchaînent dans nos têtes. On vient de voir quelque chose de complètement différent de ce qu’on pensait et ça va être un beau défi pour nous. Il va y avoir beaucoup de compétition et ça va être féroce», a précisé le capitaine de l’équipe l’Ultime 5528, Charles Lavoie.

Il n’en fallait toutefois pas moins pour que les élèves se mettent immédiatement à la tâche afin de sortir les premières idées pour la conception de leur robot, samedi, lors d’une première séance de remue-méninges.

«On va commencer par une période de prototypes. Les élèves vont nous soumettre leurs suggestions pour ensuite créer le meilleur prototype. On va aussi devoir usiner les pièces et faire la programmation du robot, ce qui n’est pas une mince affaire. On va finalement monter un terrain de jeu fictif à l’intérieur des murs de l’Institut secondaire Keranna et on va s’exercer, le tout en très peu de temps», a expliqué la coach de l’Ultime 5528, Dominique Gélinas.

Les jeunes ne seront pas seuls dans cette épreuve, alors qu’ils seront chapeautés par des mentors expérimentés, dont des étudiants du Cégep de Trois-Rivières et de l’école d’ingénierie de l’UQTR, pour les aider à parvenir à leurs fins.

Vers un autre podium?

Malgré l’ampleur du défi qui l’attend, l’équipe l’Ultime 5528 de l’Institut secondaire Keranna qui a remporté trois fois la compétition en quatre ans reste toutefois confiante de remporter encore une fois l’épreuve cette année.

«Notre recette est de faire le robot tous ensemble. On a une recette qui fonctionne bien, car c’est notre quatrième année et on est allé deux fois au championnat international. On réussit à faire ça en mettant les jeunes avec les bonnes personnes pour qu’ils puissent apprendre. C’est ce qu’on va faire encore cette année et on croit en nos valeurs», a mentionné Dominique Gélinas.

Même si l’équipe l’Ultime 5528 souhaite remporter la compétition de Montréal en premier lieu, l’objectif numéro un reste de se tailler une place pour la compétition internationale qui se déroulera à Détroit en avril prochain.

Former les ingénieurs de demain

Le défi qui est offert aux élèves de l’Institut secondaire Keranna pour une quatrième année laisse notamment germer la possibilité pour plusieurs élèves de l’Ultime 5528 d’exercer le métier d’ingénieur dans le futur.

«Je veux faire ce métier depuis toujours, mais mon expérience dans l’équipe l’Ultime 5528 fait juste me confirmer que c’est que je veux faire plus tard. Je m’en vais d’ailleurs étudier prochainement à Sherbrooke en génie robotique, car je crois que c’est le métier du futur», a soutenu Charles-Henri Hébert-Michaud.