Éric Paquet est vice-président vente et marketing de BL Énergie.

De plus en plus de véhicules convertis au propane en Mauricie

La conversion au propane des camions lourds et véhicules à essence, en particulier du côté des entreprises, gagne la Mauricie. Le Groupe Bellemare a récemment confié la conversion de sept de ses véhicules d'escorte avec moteur 8 cylindres à BL Énergie, une compagnie de Mascouche qui compte une dizaine de centres de conversion au Québec et espère en ouvrir un bientôt en Mauricie.
C'est que la conversion au propane génère des économies substantielles.
Dans le cas des véhicules d'escorte de Bellemare, le vice-président vente et marketing de BL Énergie, Éric Paquet, prévoit des économies de 7000 $ par année par véhicule, soit 40 % de ce qu'il en coûterait pour faire rouler les mêmes camions à l'essence.
Fait intéressant, les véhicules convertis au propane conservent leur capacité de consommer de l'essence au besoin. D'ailleurs, c'est toujours à l'essence que les moteurs vont démarrer, explique M. Paquet. La chaleur générée par le liquide de refroidissement, quand le moteur est chaud, permet alors de passer au propane en conditions hivernales.
Éric Paquet indique que l'utilisation du propane permet aussi aux entreprises de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de leurs véhicules de 27 %.
Pour les véhicules du Groupe Bellemare, la conversion d'un seul camion a coûté un peu plus de 6000 $, un investissement qui sera payé en moins d'un an par l'économie d'essence», indique M. Paquet.
La conversion du moteur se fait en perçant des trous dans la tubulure d'admission. «Puis, on va mettre un injecteur par cylindre. L'injection se fait de façon séquentielle, comme les moteurs modernes. On installe un ordinateur, notre composante pour réchauffer le propane et on installe le réservoir sur le véhicule. Ça prend à peu près deux jours», dit-il.
Question de sécurité, le réservoir de propane est 19 fois plus résistant à l'impact qu'un réservoir d'essence traditionnel. La technologie n'est pas nouvelle, signale M. Paquet. Le corps de police de London, en Ontario, roule au propane depuis une vingtaine d'années, dit-il. Plusieurs corps de police aux États-Unis le font aussi.
L'hiver dernier, le propane a fait parler de lui au Québec et même en Mauricie alors que les États-Unis, frappés par un hiver rigoureux, ont éprouvé de la difficulté à approvisionner leurs clients au Québec. Selon M. Paquet, les distributeurs de propane québécois ont tiré une expérience de cette affaire, ont grossi leurs réserves et s'apprêtent à bâtir un nouveau terminal.