Jean-Guy Gauvin constate que les chasseurs sont plus nombreux à fréquenter sa boutique. Il montre, sur la photo, un cornet en écorce fait par un artisan de la communauté atikamekw de Manawan.
Jean-Guy Gauvin constate que les chasseurs sont plus nombreux à fréquenter sa boutique. Il montre, sur la photo, un cornet en écorce fait par un artisan de la communauté atikamekw de Manawan.

De plus en plus de jeunes et de femmes chassent

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
La Tuque — Pandémie ou pas, la chasse continue de gagner en popularité dans le Haut Saint-Maurice. Le propriétaire de la boutique Pro-Nature à La Tuque constate qu’il y a plus d’amateurs et qu’ils sont de plus en plus diversifiés.

«Il y a beaucoup plus de jeunes, mais il y a aussi beaucoup de femmes. Avant, on en voyait moins, mais là, elles sont bien présentes pour chasser», constate Jean-Guy Gauvin, propriétaire de la boutique Pro-Nature.

Il estime qu’il y a une augmentation de 25 à 30% de clients dans son commerce, une affluence particulièrement bienvenue après des mois plus difficiles en raison de la pandémie.

«On vend le double des permis qu’on vendait l’an passé. Ça veut dire qu’il y a du monde […] On souhaite que les gens ‘‘tuent’’ cette année pour qu’ils aiment leur voyage et qu’ils reviennent l’année prochaine», lance-t-il.

La période de la chasse représente près de 45% du chiffre d’affaires de la boutique. Les prochains jours, voire les prochaines semaines, seront occupés dans le commerce avec le début de la période de chasse à l’orignal autorisée avec une arme à feu. Jusqu’ici seule la chasse à l’arc et à l’arbalète était permise dans les zones situées en Haute-Mauricie.

«On a une quinzaine d’orignaux enregistrés jusqu’à maintenant. La chasse est bonne […] Ce qui nous fait le plus peur actuellement, c’est qu’ils ferment les régions», note toutefois M. Gauvin.