Le Thor Gym a reçu de nouveaux constats d’infraction pour être en opération alors que le décret ministériel l’interdit. Le propriétaire contestera les constats.
Le Thor Gym a reçu de nouveaux constats d’infraction pour être en opération alors que le décret ministériel l’interdit. Le propriétaire contestera les constats.

De nouveaux constats d’infraction pour le Thor Gym de La Tuque

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
La Tuque — De nouveaux constats d’infraction ont été émis à l’endroit du Thor Gym de La Tuque, alors que le propriétaire continue de clamer qu’il n’a pas le choix de garder son commerce ouvert s’il veut continuer de pouvoir l’opérer et de ne pas faire faillite.

Lundi, la Sûreté du Québec s’est de nouveau rendue sur les lieux d’un commerce de La Tuque, explique le sergent Jean-Raphael Drolet de la Sûreté du Québec, et quatre constats d’infraction de 1546$ chacun ont été émis au cours de cette intervention.

Le propriétaire du gym, David Alarie, confirme qu’il a reçu un nouveau constat d’infraction lundi, mais ignorait si certains de ses clients en avaient eu. La SQ souligne que tous les constats ont été remis au cours de la même opération.

Pour M. Alarie, toutefois, ce nouveau constat ne change rien à l’affaire. «Ça me coûte très cher pour garder le gym en vie. Si quelqu’un est prêt à débourser cette somme pour m’aider, je vais fermer sans problème. Mais en attendant, si je fais ça, c’est la faillite», explique celui qui est devenu propriétaire récemment et qui ne peut avoir accès à l’aide financière aux entreprises affectées par la COVID-19.

M. Alarie entend bien contester chacun des constats d’infraction qu’il recevra, avec l’aide du collectif Entrepreneurs en action du Québec, qui regroupe des centaines d’entrepreneurs de tous les domaines au Québec qui sont lourdement affectés par les mesures sanitaires et qui souhaitent se faire entendre.


« Ce n’est pas compliqué. Je vais contester toutes les amendes. Je gagne en cour ou je ferme mes portes »
David Alarie

«Ce n’est pas compliqué. Je vais contester toutes les amendes. Je gagne en cour ou je ferme mes portes», indique celui qui déplore que les commerçants tels que lui, ou encore les restaurateurs et tous les commerces qui sont actuellement fermés par les mesures sanitaires ne soient pas davantage pris en considération.

«Même la Santé publique n’arrive pas à s’entendre sur l’utilité réelle de fermer les commerces, mais M. Legault décide qu’on doit demeurer fermé. Et bien nous allons en débattre avec des avocats s’il faut se rendre là», considère David Alarie.

La Sûreté du Québec rappelle agir dans les limites du décret ministériel. Elle indique que lorsqu’un policier constate un manquement, soit un commerce qui demeure ouvert sans en avoir l’autorisation ou encore un client qui fréquente ce commerce, le policier procède d’abord à un avertissement. Par contre, si une récidive est constatée, un constat d’infraction est alors émis.