Annie Pelletier est musicothérapeute au CSSS de Trois-Rivières.

De la musicothérapie au CSSS de Trois-Rivières

La musicothérapie fait son entrée au Centre de santé et de services sociaux de Trois-Rivières.
À raison d'une journée par semaine, les résidents du Centre Cloutier-du Rivage pourront bénéficier de cette nouvelle approche thérapeutique basée sur la musique. Une musicothérapeute, Annie Pelletier, rendra visite aux personnes hébergées à tous les lundis.
Comme elle l'explique, elle devra tout d'abord évaluer les besoins de chacun sur une base individuelle. Une fois cette étape franchie, elle sera en mesure de former des petits groupes de quatre à sept personnes et de les initier à cette approche thérapeutique. «La musicothérapie ne guérit pas et ce n'est pas une recette miracle contre la maladie. Par contre, elle offre de nombreux bienfaits en améliorant le bien-être physique et psychique des individus», a-t-elle précisé.
 
Lors des séances de musicothérapie, on sollicite tout particulièrement la créativité et la sensibilité des personnes. «On peut se servir du chant, de l'improvisation avec les instruments de musique et des discussions en lien avec les chansons. Cette approche ne demande aucune connaissance musicale. D'ailleurs les instruments de musique que nous mettons à la disposition des gens sont des maracas, des xylophones et autres percussions semblables. Moi, je les accompagne au piano, à la guitare ou au saxophone», a ajouté Mme­Pelletier.
Les objectifs de la musicothérapie sont de faciliter l'adaptation des résidents, surtout à leur arrivée au centre, de stimuler le contact interpersonnel, de rehausser l'estime de soi, de stimuler les fonctions motrices et de briser l'isolement.
Le projet va s'échelonner jusqu'en février. Par la suite, il n'est pas impossible que la musicothérapie soit étendue aux autres résidences du CSSS de Trois-Rivières. «Tout va dépendre de la disponibilité des intervenants et des locaux», a précisé Denise Dupont, directrice de l'hébergement.
L'idée n'est pas nouvelle puisqu'il y avait déjà eu de la musicothérapie à la Résidence Cooke avant la fusion du CSSS. Cette fois-ci par contre, on compte insister davantage sur les bienfaits de cette approche en vue de l'implanter définitivement. Le CSSS envisage en effet de développer un site d'internat en musicothérapie, en collaboration avec l'Institut québécois de musicothérapie, dont la directrice Marianne Bargel assurera la supervision clinique grâce à une subvention de la Fondation de musicothérapie du Canada.