À l'avant-plan: Louis Gendron, directeur général du Cégep de Trois-Rivières, accompagnée de Valérie Bellerose, coordonnatrice de la Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé, André Noël, conseiller trifluvien et président de la Société de transport de Trois-Rivières, et Sonya Auclair, mairesse de Batiscan et présidente du Transport collectif de la MRC des Chenaux.

De la mobilité accessible pour les étudiants du Cégep

Une passe universelle de transport collectif sera offerte à tous les étudiants du Cégep de Trois-Rivières dès l'automne 2018.
L'institution d'enseignement vient de signer un partenariat avec la Société de transport de Trois-Rivières et avec les organisations de transports collectifs de Bécancour-Nicolet-Yamaska et des MRC de Maskinongé et des Chenaux pour mettre sur pied l'Écopasse. Moyennant des frais de 60 $ par session qui seront imposés à tous les étudiants inscrits à temps plein au secteur régulier, ceux-ci pourront circuler librement par le biais de l'ensemble de ces transporteurs.
Louis Gendron mentionne que cette nouveauté permettra non seulement de faciliter l'accès aux études supérieures, mais de donner un petit coup de pouce au niveau environnemental.
«Nous avons 4000 étudiants au Cégep. Actuellement, 10 % des étudiants utilisent le transport de façon régulière. On a fait un sondage: 85 % des étudiantes et des étudiants ayant donné leur opinion se sont montrés en faveur du projet. On pourrait doubler l'achalandage dès l'an 1, donc avoir près de 1000 étudiants (qui utilisent le service de transport en commun). Imaginons l'impact sur les stationnements, l'empreinte écologique et le réchauffement climatique.»
M. Gendron est à l'aise avec le fait d'imposer ce tarif aux frais des étudiants, en raison notamment de l'économie de coûts que cela peut représenter.
«Une passe de la STTR coûte 56,25 $ par mois. L'Écopasse revient à 15 $ par mois. C'est un geste collectif que l'on pose et ça permet à tous de prendre le transport.»
Quelque 30 % des étudiants et étudiantes du Cégep proviennent de l'extérieur de Trois-Rivières. L'entente signée avec trois services de transport collectif aux alentours de la capitale régionale jouera un rôle important dans la mobilité des citoyens, un sujet cher à Valérie Bellerose, coordonnatrice de la Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé.
«C'est un bel exemple de concertation du milieu qui permet à nos jeunes de demeurer sur le territoire tout en poursuivant leurs études. Nous avions des défis concernant le fonctionnement, l'achalandage, la grandeur du territoire. On a réussi à trouver des solutions innovantes pour les étudiants», raconte Mme Bellerose, pendant que Sonya Auclair, mairesse de Batiscan et présidente du Transport collectif de la MRC des Chenaux, soulignait qu'une telle entente va «favoriser la vitalité des régions et diminuer la pression sur le réseau routier».
André Noël, conseiller municipal et président de la Société de transport de Trois-Rivières, croit que ce partenariat signé avec le Cégep de Trois-Rivières va inciter des étudiants à modifier leurs habitudes de transport.
«Ça entre en plein dans l'agenda de la STTR. On voulait trouver une entente qui ne fournira que des retombées positives en termes de stationnement, de circulation, de déneigement.»
L'entente prévoyant que les frais de 60 $ imposés par session à l'ensemble des étudiants fait en sorte que ces étudiants ne voyageront pas à rabais pour les partenaires. André Noël souligne d'ailleurs que la STTR est ouverte à établir des ententes du genre avec d'autres partenaires.
Advenant que des étudiants ayant une voiture refusent de se prévaloir de ce service, ils pourront bénéficier à chaque session d'une remise de 30 $ du coût de leur vignette de stationnement au Cégep à condition de faire du covoiturage avec au moins deux passagers étudiants.