Le professeur en économie de l'UQTR, Frédéric Laurin.

De grands défis à l'horizon selon Frédéric Laurin

François-Philippe Champagne fera face à de grands défis au cours des prochains mois et prochaines années dans le cadre de ses nouvelles fonctions de ministre du Commerce international selon Frédéric Laurin, professeur en économie à l'Université du Québec à Trois-Rivières.
Accueillant très positivement son accession au cabinet des ministres du gouvernement libéral, ce qui constitue une très bonne nouvelle pour le développement économique de la région selon lui, le professeur Laurin soutient que la conjoncture économique mondiale actuelle compliquera le travail du député de Saint-Maurice-Champlain dans ses fonctions de ministre.
«Tout le monde dit que l'arrivée de Donald Trump sera son plus grand défi, mais c'est beaucoup plus général que ça. Le commerce international, le libre échange, la mondialisation et le fait de commercer avec d'autres pays ont très mauvaise presse présentement. Partout à travers le monde, il y a des gouvernements qui tombent à cause de ça.
La négociation des ententes commerciales demande beaucoup d'énergie. Et une fois qu'on en a une, il y a énormément d'opposition de la part de la population, et ce, même avec des pays qui sont presque des frères», explique M. Laurin, faisant référence aux difficiles négociations avec la Wallonie (Belgique) qui ont permis la conclusion d'un accord sur le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada l'automne dernier.
Le professeur précise que le travail de ministre du Commerce international en a toujours été un très technique qui demande beaucoup de connaissances et de bonnes aptitudes de négociateur.
«À cela s'ajoute maintenant un gros travail à faire du côté de la population», poursuit M. Laurin avant d'ajouter qu'il croit que M. Champagne possède les qualités pour s'acquitter de ses nouvelles tâches de façon adéquate.
En oeuvrant en commerce international, M. Champagne sera encore plus au fait des secteurs économiques qui sont et seront importants pour le gouvernement canadien, ce qui constitue un autre avantage pour la région selon M. Laurin.
«On aura une personne qui aura une connaissance approfondie du développement économique [canadien]», fait remarquer M. Laurin.