Anthony Côté, Jérémie Paquin, étudiant à la maîtrise et mentor de l’équipe, Philippe Dubois, Cédric Gauthier, capitaine de l’équipe, Antoine Lamontagne Dalphond, Sébastien Cloutier, Raphaël Gosselin et Redha Esselami, étudiant à la maîtrise et président de la section étudiante.

De futurs ingénieurs s’illustrent à Vegas

Trois-Rivières — Des Trifluviens se sont récemment illustrés à Las Vegas en remportant le premier prix de l’American Concrete Institute (ACI). Il ne s’agit pas d’un nouveau casino, mais bien d’une compétition universitaire réservée aux étudiants en ingénierie. Membres de l’équipe de génie civil de l’Université de Sherbrooke, les trois Trifluviens ont décroché la première position de la compétition de béton écologique.

Cette deuxième victoire consécutive à cette compétition annuelle de l’équipe de Sherbrooke a été signée par les Trifluviens Cedric Gauthier, Philippe Dubois, Antoine Lamontagne Dalphond et quelques collègues, tous futurs ingénieurs civils. Lors de cette compétition, les équipes devaient concevoir un mélange de béton drainant présentant à la fois la bonne perméabilité et une bonne résistance.

Les équipes participantes ont dû présenter des échantillons de bétons préparés avec soins en laboratoire. Le temps que le béton prenait à drainer une certaine quantité d’eau a été mesuré par les juges et les échantillons ont ensuite été testés en appliquant une charge. Bien sûr, les équipes devaient présenter un rapport technique sur le béton qu’elles présentaient en compétition.

Tout ce travail de préparation en laboratoire a nécessité de nombreuses heures de la part des membres de l’équipe de l’Université de Sherbrooke. Les futurs ingénieurs civils devaient trouver la bonne recette du parfait béton de compétition.

«Il y a beaucoup de travail. On a passé environ deux mois à préparer la compétition, ce qui représente une vingtaine d’heures par semaine en laboratoire», explique le Trifluvien Cédric Gauthier, qui en était à sa troisième compétition de l’ACI.

Utilisé pour certaines applications spécifiques, le béton drainant présente plusieurs avantages. Il permet d’assécher une surface très rapidement et ne sollicite pas les systèmes de récupération d’eau de pluie des municipalités. L’eau s’écoule directement dans le sol.

«Ça draine assez rapidement. Pour donner une idée, lorsqu’on mettait une colonne d’eau de 8 pouces par-dessus notre béton, ça prenait huit secondes pour la vider», ajoute Cédric Gauthier.

«Ce type de béton évite des frais pour les municipalités et au niveau de l’environnement c’est aussi avantageux. Ça crée moins de bassins d’eau où il peut avoir de la contamination avec des produits chimiques. Lorsqu’on a des surfaces imperméables, on a de plus grosses concentrations de polluants qui sont rejetés dans les égouts.»

Toutefois, l’utilisation du béton drainant n’est pas très d’usage au Québec, en raison de problèmes de déneigement en hiver. «L’application de sel de déglaçage et de sable viendrait boucher les pores présents dans le béton», précise Cédric Gauthier. «C’est une technologie qui est toutefois applicable au Québec pour plusieurs usages.»