David Love a obtenu gain de cause, la Commission des droits de la personne reconnaissant que ses droits humains ont été bafoués chez Narconon.

David Love: «Je n'ai pas l'intention de me taire»

Bien qu'il se dise satisfait du jugement rendu par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, David Love affirme ne pas encore être au bout de ses peines.
En effet, le principal plaignant dans cette histoire a soutenu au Nouvelliste que Narconon lui aurait offert une fraction du prix du règlement, en plus d'exiger son silence sur cette décision de la commission, autant que sur toute son histoire chez Narconon.
«Ils veulent me faire signer une entente de confidentialité, sinon ni moi ni les deux autres personnes touchées par la décision ne seront payés. Ils ont menacé de déclarer faillite pour ne pas qu'on soit payés. Ils font tout le temps ça. Mais il n'est pas question que je signe quoi que ce soit», a martelé M. Love, en entrevue téléphonique lundi matin.
David Love soutient que Narconon lui a offert une fraction, moins de 20 %, du montant accordé par la commissionpour les dommages moraux, et refuse de payer des dommages punitifs.
Rappelons que lors de son passage chez Narconon Trois-Rivières, M. Love avait soutenu avoir été soumis à des conditions dégradantes, en plus d'avoir été l'objet de multiples menaces à son intégrité et à sa vie. Depuis, il a toujours milité contre ce centre et pour démontrer les liens entre les techniques utilisées et la Scientologie.
«Je suis soulagé du jugement rendu par la commission, parce qu'ils reconnaissent que ce que j'ai dit était vrai. Mais je trouve que ça a été très long avant d'obtenir une décision. On m'avait dit que ça prendrait environ 15 mois, et ça fait plus de trois ans que j'ai déposé la plainte», ajoute celui qui publiera bientôt un livre sur ce qu'il a vécu chez Narconon.
«Je n'ai pas l'intention de me taire. Narconon a fermé à Trois-Rivières et un peu partout au Canada, mais ça continue d'exister ailleurs dans le monde et je veux que tout le monde sache ce qui se passait là. Je ne veux plus que personne envoie son enfant ou un proche se faire traiter dans ces centres», ajoute-t-il.
Le Nouvelliste a tenté d'entrer en communication avec l'avocat représentant Narconon Trois-Rivières, mais nos appels n'ont pas été retournés lundi.