Le président et directeur général du Cirque du Soleil, Daniel Lamarre avait assisté l’an dernier à la première du spectacle Stone, en compagnie de Luc Plamondon. Un conflit d’horaire l’empêchera cette année de voir la première de Juste une p’tite nuite, mais il s’est rendu assister à la répétition générale mardi soir, à Trois-Rivières.

Daniel Lamarre fébrile et émotif

Trois-Rivières — Champagne, paillettes et tapis rouge! L’heure de la grande première du spectacle Juste une p’tite nuite a sonné à Trois-Rivières. C’est mercredi soir que défileront à l’Amphithéâtre Cogeco de nombreuses personnalités venues assister à la première du quatrième opus de la série Hommage du Cirque du Soleil, cette fois dédiée à l’œuvre des Colocs. Et si les trois premières années ont toujours été marquées par la présence des artistes hommagés, la représentation de cette année résonnera en présence de plusieurs membres du groupe, mais en l’absence de celui qui fut l’âme et le cœur des Colocs, Dédé Fortin.

C’est d’ailleurs l’une des premières pensées évoquées par Daniel Lamarre, président et directeur général du Cirque du Soleil. «Ça donne une dimension particulière au spectacle de cette année. La mort de Dédé a marqué le Québec, nous avons tous vécu ce deuil. Évidemment, le spectacle visera à célébrer le groupe et son œuvre, mais on veut aussi rendre hommage à Dédé. Ce sera un spectacle empreint d’une grande émotivité à mon avis», constate celui qui a tenu à être présent à la répétition générale de la troupe, mardi soir.

«Je suis un homme impatient de découvrir ce que l’équipe a réussi cette année», confiait-il lundi soir. Malheureusement, son emploi du temps l’empêchait d’être présent pour la première, mais il assistera à la répétition générale et se promet de revenir faire un tour cet été pour assister à l’une des 20 représentations prévues à l’horaire.

Selon Daniel Lamarre, c’est à un style complètement nouveau que doit s’attendre le public qui se rendra à l’Amphithéâtre Cogeco cette année. D’abord par le style de musique proposé, clairement inscrit dans une autre époque que les Beau Dommage et Robert Charlebois, mais aussi par l’éternel défi que se lance l’équipe de création de toujours se réinventer.

«On n’aborde jamais un spectacle de façon complaisante, on ne prend jamais rien pour acquis. L’équipe vit toujours le défi créatif, et qui dit défi créatif dit stimulation à se dépasser. C’est important de se renouveler et en ce sens, les trois spectacles que nous avons présentés à ce jour ont tous été très différents les uns des autres. Mais la texture de la musique cette année est particulière, et l’émotivité qui s’en dégagera aussi», admet Daniel Lamarre.

L’homme, natif de Grand-Mère, se réjouit d’ailleurs de voir que de plus en plus, les gens inscrivent la prestation du Cirque du Soleil à Trois-Rivières comme faisant partie de leur agenda annuel. «Il y a comme une tradition qui s’établit. Que ce soit dans la région ou à l’extérieur, les gens planifient désormais leur été et savent qu’ils devront passer par Trois-Rivières. On m’en parle constamment quand je suis en déplacement, à Montréal ou à Québec. Ça me réjouit», confie-t-il.

La valeur d’un tel spectacle est d’autant plus notable quand on sait qu’il est taillé sur mesure pour l’amphithéâtre trifluvien, et qu’il constitue en soi un happening culturel au Québec. «C’est une expérience complètement différente, c’est bien plus qu’un spectacle. Partout en ville, ça vibre Cirque du Soleil. Dans les restaurants, dans les hôtels, on le sent. Je suis tellement heureux de voir que le Cirque fait maintenant partie des outils touristiques de la région», mentionne Daniel Lamarre.

À ce titre, le PDG du Cirque du Soleil s’estime chanceux de voir à quel point les gens de Trois-Rivières et de la Mauricie sont généreux à son égard, mais martèle qu’il ne mérite pas ces honneurs. «C’est vraiment l’équipe de production qui fait que tout cela est un succès. Ce sont eux les véritables magiciens qui font en sorte que tout cela est possible», croit-il.