Jean-François Aubin, candidat à la mairie de Trois-Rivières.

D’abord améliorer le réseau cyclable

Trois-Rivières — La Ville de Trois-Rivières accuse un retard dans ses investissements en matière de pistes cyclables par rapport à des villes comparables, estime Jean-François Aubin, candidat à la mairie de Trois-Rivières. S’il est élu, ce dernier veut stimuler la Ville à investir 2 millions $ par année sur 10 ans pour consolider, améliorer et agrandir ce réseau.

Son principal rival dans cette course, Jean Lamarche, proposait, mardi, de financer chaque foyer à hauteur de 400 $ pour l’achat d’un vélo à propulsion électrique. «Ce n’est pas une mauvaise mesure, mais ce n’est pas ça la priorité», croit Jean-François Aubin. «On a beau avoir des vélos électriques, si on n’a pas des pistes et des réseaux cyclables sécuritaires, bien faits, à mon avis, on n’est pas beaucoup plus avancé», dit-il.

Le candidat a tenu son point de presse près du pont de chemin de fer, boulevard des Chenaux, qui traverse la rivière Saint-Maurice. Il y a des gens qui, à leurs risques et périls, empruntent cette voie ferrée pour traverser le cours d’eau, dit-il en précisant que la Ville a décidé d’aménager une traverse pour les piétons et les cyclistes, un projet «important et structurant», précise-t-il. «Cette passerelle-là va être un bon point d’appui pour structurer notre réseau de pistes cyclables», dit-il.

«À partir de l’an prochain, je vais proposer au conseil municipal qu’on investisse deux millions $ par année dans le développement de notre réseau de pistes cyclables», dit-il. Si cela peut paraître un bon montant, Jean-François Aubin indique qu’un beau réseau aura des retombées touristiques.

Si les pistes sont en bon état et les transitions se font bien, «de plus en plus de gens vont les utiliser pour des fins utilitaires, pour se déplacer en ville, pour aller travailler parce qu’ils vont se sentir en sécurité. Six mois par année, les gens pourront avoir une autre option pour se déplacer, une alternative qui est meilleure pour la santé aussi. S’il y a moins d’automobilistes dans les rues, ça fait plus de fluidité, ça abîme moins les rues. C’est bon pour tout le monde», fait-il valoir.

M. Aubin souligne que depuis 2017, 500 000 $ sont investis annuellement dans les pistes cyclables. «Avant, on était souvent à 50 000 $, 100 000 $ maximum. À ce rythme-là, ça nous prendrait 25 ou 30 ans avant d’avoir un réseau de pistes cyclables égal aux autres villes semblables. Des villes comme Sherbrooke, Lévis et Gatineau ont développé de fantastiques réseaux de pistes cyclables. Gatineau investit 6 millions $ par année dans son réseau de pistes cyclables, signale au passage le candidat.

La section située entre Pointe-du-Lac et le centre-ville, dont une portion appartient au ministère des Transports, ne comporte pas de piste cyclable.

Une étude de faisabilité est sur le point de sortir. M. Aubin a pu discuter de ce dossier avec le député Simon Allaire. «S’il y a une possibilité, on va s’assurer de faire cette section-là», dit-il. «C’est un endroit magnifique qui passe tout le long du lac Saint-Pierre.»

Le candidat a l’intention de déposer son cadre financier la semaine prochaine afin de mettre des montants sur ses engagements.

Pour ce qui est des deux millions $ à investir chaque année, «une partie en subvention est disponible que la Ville a déjà eue en 2017 qui vient du fonds vert géré par la Fédération canadienne des municipalités. On est capable d’aller chercher là à peu près 50 % du coût des travaux», dit-il. Le million $ qui resterait à débourser va être immobilisé. Un million $ n’a pas beaucoup d’impact sur le budget et n’a pas beaucoup d’impact sur le service de la dette», explique-t-il.