Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies, s’est dit déçu de la décision du gouvernement provincial.

Crucifix au salon bleu: les maires de Louiseville et Trois-Rivières mitigés

TROIS-RIVIÈRES — Le retrait du crucifix au Salon bleu de l’Assemblée nationale a provoqué plusieurs réactions à l’échelle provinciale. En Mauricie, les maires de Louiseville et de Trois-Rivières sont mitigés quant à cette décision du gouvernement Legault. Si les maires des deux municipalités respectent ce choix, il n’ont pas l’intention d'en faire autant dans leur salle du conseil.

Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies, qui a affiché plus d’une fois son désaccord concernant le retrait des signes religieux, s’est dit quelque peu déçu de la décision du gouvernement provincial. «Je ne pensais pas que le crucifix allait être retiré. Ça me déçoit, car je considère la croix comme une part importante de notre patrimoine.» Cependant, il tient à saluer les agissements de François Legault et son équipe qui, selon lui, n’ont pas peur de passer de la parole aux actes. «Je vais accepter de suivre le train, parce que le gouvernement agit enfin réellement pour régler la question des signes ostentatoires», fait-il savoir.

Pour sa part, Jean Lamarche considère que si le crucifix perturbait les débats, le retirer s’avère être une bonne décision. «À partir du moment où le signe religieux pose problème, il devient pertinent d’en considérer le retrait.» Il souligne d’ailleurs que la croix que l’on retrouve à la salle de conseil ne ressemble en rien à celle qui a dû être retirée du Salon bleu. Ce serait, entre autres, pour cette raison qu’il n’y a eu aucun débat entourant celle-ci à Trois-Rivières.

M. Deshaies assure également que la position de sa croix n’est pas en danger. «À Louiseville, personne n’a fait tomber le crucifix et personne ne souhaite le retirer, car il fait partie de notre histoire. Nous sommes même une des seules municipalités à réciter le Ô Canada avant nos séances du conseil. Je suis très fier de dire que nous conservons toujours notre patrimoine.»

Pour Jean Lamarche, il s’agit davantage d’un élément de décor que d’un signe religieux. «Aucune volonté de retirer le crucifix de notre salle de conseil n’a été portée à mon attention. Nous considérons plutôt qu’il fait partie des décorations de cet endroit datant des années 60. Il n’a donc jamais influencé l’une ou l’autre de nos décisions», a-t-il ajouté.