Le CPE La Maisonnée de Trois-Rivières était en grève, mardi.

CPE: une grève pour mettre de la pression sur l'employeur

TROIS-RIVIÈRES — C’est pour dénoncer la lenteur des négociations et mettre de la pression sur l’employeur pour renouveler un contrat de travail échu depuis près de trois ans que les travailleuses de certains Centres de la petite enfance de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont tenu une grève de 24 heures, mardi.

Quelque 20 CPE regroupant environ 350 travailleuses étaient touchés par ce moyen de pression. Personne ne semble critiquer l’ambiance des négociations. Mais selon Dominique Jutras, présidente du Syndicat régional des CPE du Cœur du Québec (CSN), il est temps que les choses s’activent davantage autour de la table de négociations.

«Le 31 mars, ça va faire trois ans qu’on est sans convention collective. On était en négociations hier (lundi), on a mentionné à l’employeur qu’il faut que ça bouge», raconte Mme Jutras, rencontrée mardi matin lors d’une manifestée tenue devant le CPE La Maisonnée de Trois-Rivières qui regroupe quelque 25 travailleuses et qui offre 80 places.

Si les travailleuses syndiquées sont sorties en grève, c’est que la rencontre de lundi n’a vraisemblablement pas avancé selon les attentes syndicales. D’après Dominique Jutras, l’employeur doit comprendre les enjeux de la région.

«Les enjeux, c’est l’horaire de travail, l’ancienneté, la liste de rappel et la sous-traitance. Nos demandes sont simples, on veut garder ce qu’on a. Mais pas le patron. Les demandes patronales indiquent qu’une technicienne, même si elle est la plus ancienne, doit retourner chez elle, et pas la plus jeune, si son groupe est coupé une journée parce que les enfants sont absents. On a un enjeu majeur de manque de bras, mais l’employeur veut envoyer la liste de rappel en sous-contrat même si on a des travailleuses sans poste. On s’en va vers la privatisation.»

Selon Mme Jutras, cette grève d’un jour est bien acceptée par les parents dont les enfants fréquentent cette garderie, car ils partageraient leurs revendications.

Le Nouvelliste a fait un appel au CPE La Maisonnée en après-midi pour obtenir la version de la partie patronale. 

Une personne affirmant être membre de la direction a indiqué qu’aucun commentaire ne serait fait à propos de ce dossier.

Outre La Maisonnée, la grève d’un jour a touché des CPE situés entre autres à Shawinigan, dans le secteur Grand-Mère à Shawinigan, à La Tuque et à Nicolet.

Autre jour de grève le 21 mars

La CSN a déjà prévu tenir dans les mêmes CPE une autre journée de grève de 24 heures le mercredi 21 mars. 

Le syndicat invite les parents touchés par ce moyen de pression à une rencontre d’information qui aura lieu à Trois-Rivières le lundi 19 mars à 17 h. Cette rencontre se fera au centre communautaire Alexandre-Soucy, où est situé le CPE La Maisonnée.