À l’occasion de la première pelletée de terre du réaménagement de l’installation du CPE Saute-Mouton, 13 nouvelles places ont été annoncées. Sur la photo: Louise Charbonneau, députée de Trois-Rivières, Jean Boulet, député de Trois-Rivières, Virginie Bertrand-Gaucher, présidente du conseil d’administration, Pierre-Philippe Foucher, directeur général du CPE Saute-Mouton et Pierre Montreuil, conseiller municipal.
À l’occasion de la première pelletée de terre du réaménagement de l’installation du CPE Saute-Mouton, 13 nouvelles places ont été annoncées. Sur la photo: Louise Charbonneau, députée de Trois-Rivières, Jean Boulet, député de Trois-Rivières, Virginie Bertrand-Gaucher, présidente du conseil d’administration, Pierre-Philippe Foucher, directeur général du CPE Saute-Mouton et Pierre Montreuil, conseiller municipal.

CPE Saute-Mouton: une métamorphose et 13 nouvelles places

Michaël Fréchette
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Le Centre de la petite enfance (CPE) Saute-Mouton subira une métamorphose qui entraînera la création de 13 nouvelles places, la conception d’une salle multiusage, le réaménagement de certains locaux afin d’en améliorer l’ergonomie liée aux enfants et finalement cinq nouveaux emplois permanents. Ces bonifications ont été rendues possibles grâce à un investissement de 827 000 $.

«C’est important pour le développement économique régionale et il y aura des retombés concrètes pour les familles. Je suis également heureux de constater cinq nouveaux emplois de qualité au bénéfice de la communauté», a exprimé le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie, Jean Boulet.

Malgré la mise en oeuvre de ces nouvelles places, la liste des familles en attente demeure longue et au dire du ministre, c’est un dossier auquel il accorde une grande importance.

«L’aide aux parents est une priorité. On a bon espoir de revenir pour effectuer des annonces qui sont vraiment intéressantes et prometteuses pour la région concernant le problème déficitaire. C’est une préoccupation majeure et on va prendre les moyens nécessaires pour créer de nouvelles places», a-t-il expliqué.

Les répercussions de la COVID-19

La pandémie a ajouté son grain de sel à une situation déjà précaire pour un grand nombre de foyers. Certaines garderies sont demeurées fermées malgré le déconfinement. Dans certains cas, le télétravail a rendu difficile la conciliation famille et travail. «Durant la période pandémique, le télétravail s’est développé et régulièrement, cela représentait des implications pour les jeunes familles. Par exemple, une mère me disait qu’elle devait travailler de la maison en même temps que de s’occuper des enfants et des corvées. Elle n’avait pas accès à des services de garde. D’autres ont les capacités de retourner au travail, mais ne peuvent pas le faire encore une fois faute d’accès aux services. Ça a des incidences humaines, sociales et économiques», estime M. Boulet.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie, Jean Boulet, espère annoncer de bonnes nouvelles quant au milieu de garde, avant longtemps.

«À titre de ministre régional, je n’aime pas témoigner de cette situation et je vais tout faire dans les limites de mes moyens pour répondre aux besoins des jeunes familles», a-t-il ajouté.

Parmi ces 13 nouvelles places au CPE Saute-Mouton, cinq sont décernées aux poupons, tandis que huit sont allouées à ceux âgés de 18 à 24 mois.

«Dès qu’elles seront rendues disponibles, elles vont se remplir. Le réaménagement des locaux a pour but d’optimiser l’espace. Les enfants de quatre ans vont avoir des locaux plus adaptés, même chose pour les 18 mois. Ce sera au goût du jour», a indiqué le directeur général du CPE, Pierre-Philippe Foucher.

Le directeur général du CPE Saute-Mouton, Pierre-Philippe Foucher voit d’un bon oeil ce réaménagement et est d’avis que cela aura des impacts positifs à plusieurs égards.

La salle multiusage permettra désormais aux enfants de pouvoir bouger, peu importe les caprices de Dame nature.

«Lorsqu’il pleut, lorsqu’il fait trop chaud ou lors des temps froids l’hiver, c’est difficile pour les enfants. La salle qui sera comparable à un gymnase permettra de sortir beau temps, mauvais temps», a renchéri M. Foucher.

Par ailleurs, ce dernier a tenu à saluer la collaboration des parents dans ce contexte de pandémie.

«Ils sont d’une grande aide, ils collaborent très bien. Ça nous facilite la tâche grandement de les savoir derrière nous», a-t-il conclu.