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Au cours des derniers jours, experts, syndicats de l’enseignement et élus ont pressé le gouvernement d’adopter de nouvelles mesures pour contrer la propagation de nouveaux variants dans les écoles.
Au cours des derniers jours, experts, syndicats de l’enseignement et élus ont pressé le gouvernement d’adopter de nouvelles mesures pour contrer la propagation de nouveaux variants dans les écoles.

Variants: pas de nouvelles mesures dans les écoles

Élisabeth Fleury
Élisabeth Fleury
Le Soleil
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L’arrivée des variants dans les écoles n’a pas (encore) amené Québec à intervenir différemment pour contrer la propagation dans ces milieux.

En date de lundi, des variants étaient suspectés dans au moins 13 écoles et une garderie situées majoritairement dans le Grand Montréal. 

Selon la compilation réalisée par COVID Écoles Québec, seulement cinq établissements ont complètement fermé leurs portes (pour deux semaines ou jusqu’à nouvel ordre); dans les autres cas, seules les classes touchées ont été mises en isolement.

Pour l’heure, la décision de fermer complètement ou partiellement une école où la présence d’un variant est suspectée relève des directions régionales de santé publique, confirme le ministère de la Santé. 

«Pour le moment, aucune directive nationale n’a été émise quant aux interventions à réaliser dans les régions spécifiquement pour les variants. Des travaux sont toutefois […] en cours à cet effet. Il revient aux directions régionales de santé publique (DRSP) de prendre les mesures nécessaires en cas de cas suspecté de variant dans une école. Certaines directions de santé publique ont élaboré un protocole spécifique pour leur région», écrit la porte-parole Marie-Hélène Émond, précisant qu’il y a actuellement «un certain consensus à la prudence au sein des DRSP». 

«Partout au Québec, le dossier des variants est suivi de très près et n’est pas pris à la légère», assure-t-elle.

Mme Émond souligne que variant ou pas, les interventions de santé publique (traçage, consignes au cas et contacts concernant l’isolement et la surveillance des symptômes) demeurent les mêmes, chaque cas de COVID-19 étant «pris au sérieux».

«Dans le cas pour lequel un variant sous surveillance rehaussée a été identifié, le suivi actif auprès de tous les cas et leurs contacts est fait, ainsi qu’un rappel de l’importance de l’isolement. Différents moyens sont d’ailleurs mis en place pour joindre les personnes concernées (appels, lettre, texto, courriels)», détaille la porte-parole du ministère.

«Pour l’instant, il n’y a pas lieu de modifier la stratégie d’intervention dans les écoles qui repose sur la fermeture de bulle-classe», indique la porte-parole du ministère, ajoutant qu’il n’y a «pas de données suffisantes qui nous amèneraient à modifier, par exemple, la définition des contacts à risque lors d’un cas infecté par un variant sous surveillance rehaussée».

En ce qui concerne les personnes habitant dans le ménage du cas infecté par un variant, les recommandations pour l’isolement des contacts à domicile sont en cours de révision par l’Institut national de santé publique du Québec, précise Mme Émond. Celles-ci s’appliqueront pour les cas infectés par un variant sous surveillance rehaussée, ainsi que leurs contacts. 

Au cours des derniers jours, experts, syndicats de l’enseignement et élus ont pressé le gouvernement d’adopter de nouvelles mesures pour contrer la propagation de nouveaux variants dans les écoles. Tests de dépistage rapide, demi-classes, masques médicaux plus petits pour les enfants sont notamment réclamés.

À savoir si le gouvernement envisage de déployer des tests rapides dans les écoles, le ministère de la Santé n’avait pas de réponse à nous fournir, lundi.

La semaine dernière, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, s’était dit ouvert à l’imposition de mesures sanitaires additionnelles dans le contexte de l’arrivée de nouvelles souches du coronavirus. 

«Avec l’arrivée de nouveaux variants, il faut accepter de se remettre en question. Il faut accepter de voir, avec la Santé publique, si on doit prendre davantage de mesures encore. On est très ouvert», avait-il dit jeudi.

Un avis de la Santé publique datant du 22 octobre (avant l’arrivée des variants, donc) recommandait les demi-classes pour limiter la propagation de la COVID-19, mais le ministre Roberge n’en avait pas tenu compte. 

Nos questions au ministère de l’Éducation sont demeurées sans réponses, lundi.