Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Les nouvelles catégories (groupes prioritaires 8 et 9) sont ajoutées pour le moment uniquement pour Montréal, qui a été ciblée pour freiner la progression des variants du virus, a indiqué le ministre de la Santé, Christian Dubé.
Les nouvelles catégories (groupes prioritaires 8 et 9) sont ajoutées pour le moment uniquement pour Montréal, qui a été ciblée pour freiner la progression des variants du virus, a indiqué le ministre de la Santé, Christian Dubé.

Vaccin contre la COVID: au tour des enseignants et des malades chroniques à Montréal uniquement

Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
Article réservé aux abonnés
Les enseignants du primaire et du secondaire et les éducatrices en garderie de l’île de Montréal pourront être vaccinés sous peu contre la COVID-19, tout comme une série de travailleurs essentiels et certaines personnes souffrant de maladies chroniques, a confirmé mercredi le ministre de la Santé, Christian Dubé.

Ces nouvelles catégories sont ajoutées pour le moment uniquement pour Montréal, a-t-il précisé en conférence de presse.

Même si d’autres villes luttent actuellement contre de hauts taux de variants, comme Lévis, Québec et Gatineau, Montréal est rendue plus loin dans la vaccination des 60 ans et plus. Pour respecter l’ordre de priorité établi, ces groupes d’âge doivent recevoir leur première dose avant que la vaccination ne soit ouverte aux travailleurs essentiels et aux personnes à la santé plus fragile, a-t-il été avancé lors de la conférence de presse.

«Les autres régions vont suivre très rapidement lorsqu’on aura atteint, là aussi, des pourcentages de nos populations de 60 ans et plus», a dit le ministre Dubé.

«Ce n’est pas une faveur faite à Montréal.»

Également, de nouvelles possibilités seront offertes dès jeudi à tous les Québécois.

Il s’agit de la prise de rendez-vous qui sera ouverte aux plus de 60 ans dans toutes les régions, et les plus de 55 ans pourront se rendre dans des centres de vaccination, sans rendez-vous, s’ils acceptent de recevoir le vaccin d’AstraZeneca.

C’est ce qu’a détaillé mercredi le ministre Dubé, en annonçant le passage à une série d’autres étapes de vaccination au Québec. Celles-ci sont rendues possibles parce que plus de 700 000 doses sont disponibles pour la prochaine semaine.

Travailleurs essentiels

Plusieurs catégories de travailleurs sont visées dont le personnel des écoles et des garderies, les travailleurs des abattoirs et du secteur minier, ceux du secteur communautaire, les travailleurs agricoles étrangers temporaires et ceux responsables de la sécurité publique comme les policiers, les pompiers et les gardiens de prison. Ils seraient 150 000.

Dès vendredi, ceux dont le lieu de travail est situé sur l’île de Montréal pourront prendre rendez-vous sur le site ClicSanté. Le jour de leur vaccination, ils devront présenter une preuve d’emploi.

Il s’agit des travailleurs oeuvrant dans des secteurs où ils sont plus à risque de contracter ou de propager la COVID-19, notamment des milieux d’emploi où sont survenues des éclosions qui ont été difficiles à contrôler comme les abattoirs, a expliqué le directeur national de la Santé publique, Dr Horacio Arruda, présent aux côtés du ministre Dubé.

Dans certains milieux, la vaccination sera faite sur place par une équipe mobile.

Les autres régions vont suivre rapidement, a assuré le ministre.

Personnes considérées à haut risque de complications de la COVID-19

Dès lundi, la vaccination sera ouverte à ces personnes habitant Montréal, qui seraient 150 000 selon le ministre.

Il s’agit des personnes hospitalisées souffrant d’une condition les mettant à risque de complications de la COVID-19, et de celles qui doivent recevoir une dose de vaccin sous la supervision d’un allergologue en milieu hospitalier.

De plus, certaines personnes souffrant de maladies chroniques sont aussi visées. Québec a toutefois choisi de prioriser certaines conditions : on pense ici notamment aux personnes ayant une dialyse rénale, ayant reçu une greffe (organes ou moelle osseuse) ou suivant un traitement pour un cancer. Mais il y a une condition : il faut que ces personnes soient suivies activement en milieu hospitalier pour leur maladie et c’est à cet endroit qu’elles seront vaccinées.

«Ces personnes ne doivent pas se rendre aux centres de vaccination de masse», a précisé le ministre Christian Dubé : elles seront vaccinées par leurs médecins traitants.

Personnes de 60 ans et plus

Dès jeudi, tous les Québécois de 60 ans et plus pourront prendre rendez-vous sur ClicSanté pour leur dose de vaccin. Certaines régions l’offraient déjà, et les autres vont ainsi leur emboîter le pas.

Dans quelques régions, les plages de rendez-vous offertes ne seront toutefois pas avant la fin avril, a averti le ministre de la Santé, puisqu’il manque encore de doses. Mais les citoyens pourront inscrire leur date de rendez-vous à leur calendrier.

Personnes de 55 ans et plus (AstraZeneca)

Dès jeudi, les personnes de 55 à 79 ans et plus pourront se rendre dans des centres sans rendez-vous pour obtenir le vaccin d’AstraZeneca. Petites exceptions : pour le Bas-Saint-Laurent, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine et la Côte-Nord, cette possibilité sera offerte à partir de vendredi, histoire de laisser le temps aux caisses de vaccin de se rendre dans ces régions. En Abitibi, cette offre n’est pas disponible en raison du variant sud-africain qui y circule.

Les Québécois qui ont déjà un rendez-vous peuvent l’annuler et se rendre à un centre de vaccination sans rendez-vous de 8h à 20h pour être inoculés plus rapidement, a souligné M. Dubé.

Cette formule du «sans rendez-vous» devrait fonctionner jusqu’à dimanche, après quoi le site ClicSanté devrait être ajusté pour offrir des plages de rendez-vous à ce groupe d’âge.

«Bien que l’administration du vaccin d’AstraZeneca aux personnes âgées de moins de 55 ans soit temporairement suspendue en attendant que les évaluations des experts soient terminées, les bénéfices du vaccin sont toujours considérés beaucoup plus grands que les risques», rappelle le ministère de la Santé.

Tous les vaccins approuvés au Canada sont sécuritaires, ont martelé mercredi M. Dubé et Dr Arruda.