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La vaccination contre la COVID-19 se poursuit mardi à Trois-Rivières.
La vaccination contre la COVID-19 se poursuit mardi à Trois-Rivières.

Une longue file d'attente pour la vaccination

Sébastien Lacroix
Sébastien Lacroix
Le Nouvelliste
Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
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Trois-Rivières – La première journée complète de vaccination à la Bâtisse industrielle a créé une longue file d'attente, mardi, qui se rendait jusque devant le vieux Colisée. Ce que l'on voulait pourtant éviter à tout prix en fonctionnant par réservation. Les inquiétudes entourant le vaccin d'AstraZeneca ne sont pas étrangères à cette situation.

Bien qu'on demande aux gens d'arriver seulement cinq minutes à l'avance afin d'assurer le bon déroulement de l'opération, le CIUSSS admet que des défis logistiques se sont posés en raison du grand nombre de personnes qui se sont présentées pour recevoir leur première dose. Ce sont effectivement 1441 plages de rendez-vous qui avaient été pris, mardi, comparativement à 350, lundi.

Les questionnements entourant le vaccin d'AstraZeneca, qui était donné leur de cette journée de vaccination n'ont pas non plus aidé à accélérer la cadence. Plusieurs ont même préféré tourner les talons plutôt que de recevoir ce vaccin qui soulève des inquiétudes en Mauricie. Lundi, ce sont 17 personnes qui l'ont refusé. Les chiffres de mardi n'étaient pas disponibles, en début de soirée, et devaient être communiqués ce mercredi.  

Le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec a réagi à la situation en augmentant son personnel désigné à l'évaluation des gens qui se préparent à être vaccinés contre la COVID-19 à la Bâtisse industrielle. Neuf personnes s'occupaient lundi de cette étape. Ce nombre était de 13, mardi. Des agents de sécurité ont également été ajoutés pour valider l'heure de rendez-vous et s'assurer que les gens vont bien.

«Ce n'est vraiment pas ce qu'on veut que d'avoir des files comme ça. On veut éviter que les gens attendent et qu'ils se rassemblent. Éventuellement, ça va aller en s'améliorant, assure l'agente d'information du CIUSSS MCQ, Catherine Bergeron. Notre personnel qui vient vacciner et même pour la capture des données à l'arrivée, on débute. On est dans nos premières journées. On va gagner en rapidité et en efficacité. C'est sûr qu'on va prendre notre erre d'aller et que ça va s'améliorer.»

L'étape la plus longue a toutefois été celle de l'évaluation. Parce que les gens avaient des questions quant au vaccin d'AstraZeneca qui était administré cette journée-là. «On a pris le temps de leur répondre», a fait savoir Catherine Bergeron.

Cette étape, qui précède la vaccination, sert notamment à déterminer s'il y a certaines contre-indications à administrer tel type de vaccin. Voilà pourquoi le réseau de la santé peut donner un autre vaccin que celui d'AstraZeneca. Comme il n'y a seulement que quelques doses, ce n'est pas suffisant pour accommoder ceux qui ne veulent pas du vaccin d'AstraZeneca simplement en raison de sa mauvaise réputation.  

Les gens qui choisissent de le refuser pourraient d'ailleurs être de nouveau confrontés à ce vaccin. Puisque le CIUSSS MCQ vaccine en fonction des doses qu'ils reçoivent. «Ça se peut qu'un personne reprenne rendez-vous et que ce ne soit pas le vaccin de son choix», souligne Catherine Bergeron.

«La vaccination est un libre choix, rappelle l'agente d'information. On encourage les gens à se faire vacciner. On se base sur les recommandations de la santé publique. Le vaccin d'AstraZeneca est bon pour prévenir la forme grave de la maladie, les hospitalisations et les décès. (…) On recommande fortement aux gens de se faire vacciner parce qu'il y a des variants présomptifs sur notre territoire. On voit le nombre de cas qui augmente autour dans les autres régions. Il y a certains pays qui vont reconfiner. On sait que la vaccination est parmi nos moyens de lutter contre ce virus-là.»

Le vaccin d'AstraZeneca qui était administré lors de la journée de vaccination de mardi à la Bâtisse industrielle est le Covishield, produit en Inde. Ce vaccin ne fait pas partie du lot examiné en Europe. Aucun de ce lot n'est parvenu au Canada, a d'ailleurs fait savoir le ministre de la Santé Christian Dubé, lors du point de presse de mardi soir.

Rappelons que plusieurs pays européens ont suspendu l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca en raison d'effets secondaires importants, notamment la formation de caillots sanguins, observés à la suite de l'administration de celui-ci, même si aucun lien n'a été avéré entre ces effets secondaires et le vaccin.

Le ministre de la Santé Christian Dubé et le premier ministre François Legault ont d'ailleurs réitéré leur confiance dans ce vaccin lors du point de presse de mardi. Ils ont assuré qu'ils n'hésiteraient pas à le recevoir.

Par ailleurs, l'ouverture de la vaccination pour les 65 ans et plus ou à d'autres groupes vulnérables et prioritaires ne devrait pas tarder dans la région. Le tout se fera au rythme où arrivera les autorisations du ministère de la Santé.

Selon les dernières données, sur les 80 318 plages de rendez-vous qui avaient été rendus disponibles à la population, il y en avait 62 095 de réservées et 18 223 encore vacantes.

«Si l'on regarde les statistiques de combien il y a de gens de 70 ans et plus en Mauricie-Centre-du-Québec et le nombre de plages que nous avons de disponibles, ça se recoupe, indique Catherine Bergeron. Dès que nous aurons de nouvelles doses, outre celles que nous savons que nous allons recevoir, on va pouvoir ouvrir à un groupe plus large.»