«C’est fou !» Au téléphone, la coordonnatrice du service des communications de la commission scolaire des Navigateurs, Louise Boisvert, semble essoufflée. Entre deux réunions sur le Web avec ses collègues en télétravail, elle nous offre un aperçu du défi titanesque qui devra être relevé avant l’arrivée des élèves.
«C’est fou !» Au téléphone, la coordonnatrice du service des communications de la commission scolaire des Navigateurs, Louise Boisvert, semble essoufflée. Entre deux réunions sur le Web avec ses collègues en télétravail, elle nous offre un aperçu du défi titanesque qui devra être relevé avant l’arrivée des élèves.

Retour en classe: le défi de trouver une place aux élèves

Pendant que vous lisez ces mots, des employés des commissions scolaires s’arrachent les cheveux sur la tête en planifiant le retour en classe du primaire le 11 mai. Imaginez : sur la Rive-Sud de Québec, par exemple, jusqu’à 90 % des élèves ont déjà annoncé leur intention de fréquenter l’école. Il faudra tous leur trouver une place… à 2 mètres les uns des autres.

«C’est fou !» Au téléphone, la coordonnatrice du service des communications de la commission scolaire des Navigateurs, Louise Boisvert, semble essoufflée. Entre deux réunions sur le Web avec ses collègues en télétravail, elle nous offre un aperçu du défi titanesque qui devra être relevé avant l’arrivée des élèves.

«Ce qu’on découvre au fur et à mesure, c’est l’ampleur de la tâche», balance-t-elle. «C’est majeur, c’est gigantesque.»

N’oublions pas que les petits devront suivre des règles strictes d’hygiène et être assis à bonne distance les uns des autres. «C’est une grosse logistique.»

Changement de profs

«Il y a beaucoup d’écoles dont 90 % des élèves reviennent», poursuit-elle. «Il faut être prêts à les accueillir ! Au rythme où entrent les inscriptions, c’est tout un défi de loger tous nos élèves quand nos écoles sont déjà pleines.» 


« On doit donc d’ores et déjà prévenir parents et élèves que tous les enfants ne pourront retrouver l’enseignant qu’ils avaient en quittant le 12 mars, malheureusement »
Louise Boisvert

«Évidemment, c’était prévisible avec des demi-groupes. On prévoit donc devoir utiliser les écoles secondaires pour loger des élèves du primaire. Toute une organisation !»

En plus, plusieurs enseignantes seront en «retrait préventif», notamment celles qui sont enceintes, malades et les plus âgées. Vous avez une formation liée à l’enseignement et voulez travailler ? «On est en train d’en chercher.»

Faudra aussi dénicher des concierges. «Ça prend beaucoup de concierges pour le nettoyage en continu. On aura assurément besoin de personnel supplémentaire.»

Des éducatrices également : «On passe d’un ratio de 1 pour 20 élèves, à 1 pour 10. […] On risque d’avoir besoin d’en recruter davantage.»

Donner le tournis

Quoi d’autre? Il y a le service de garde à organiser; le transport scolaire à revoir; les stations de désinfection à installer aux entrées; des lignes à tracer aux 2 mètres sur le trottoir, dans la cour et dans les couloirs; les poubelles sans contact à acheter; l’approvisionnement en mouchoirs à assurer; les panneaux d’acrylique à fixer pour protéger les secrétaires; des masques et gants à trouver; les ballons, jeux, et autres objets non essentiels à ranger; les modules de récréation à condamner; la récupération des livres d’école à planifier pour les jeunes qui resteront à la maison; etc. etc. etc. Vous avez le tournis ?

Réponse rapide

Voilà pourquoi les parents doivent indiquer rapidement si leurs enfants iront en classe, fait remarquer Véronique Gingras, conseillère en communication de la commission scolaire de la Capitale. «Nous demandons aux parents de nous envoyer une réponse d’ici demain [vendredi] en fin de journée, dans le but de nous laisser le temps d’organiser l’importante logistique entourant le retour des élèves.» 

Si vous ne répondez pas avant la fin de le journée, votre enfant devra vraisemblablement sauter une semaine : «Si un parent souhaite que son enfant retourne à l’école après la date du 11 mai, il devra en informer la direction de son école minimum une semaine à l’avance.»

Au combat lundi

Les troupes seront donc déployées lundi avec l’objectif ambitieux d’être prêtes au combat le 11, «pour faire en sorte que nous puissions accueillir les élèves dans un milieu fonctionnel et sécuritaire».

Mme Gingras prévient cependant à son tour que les soldats ne seront pas tous présents, ce qui forcera des ajustements. «Si l’enseignant ne peut se présenter à l’école à cause de son état de santé ou à cause d’une situation particulière, ou encore si le nombre d’élèves de retour est trop important pour la capacité de la classe, il est possible que ce soit quelqu’un d’autre qui enseigne aux élèves (exemples : un enseignant de spécialité de l’école, l’orthopédagogue, un suppléant, etc.)»

Notre interlocutrice rappelle en outre que «les enfants seront attitrés à un seul local dans l’école. S’y dérouleront tant les services d’encadrement pédagogiques, les dîners que les services de garde, dans la mesure du possible».

Seules les matières «de base» seront enseignées : langues, mathématiques, histoire et science.

Aussi : «Le calendrier scolaire est maintenu. La journée pédagogique du 15 mai demeure et la journée pédagogique du 1er juin sera convertie en journée de classe.» Le férié du 18 mai demeure férié.