Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, avec sa conjointe Cynthia Lapointe et leurs deux garçons Justin (à gauche) et Thomas (à droite)
Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, avec sa conjointe Cynthia Lapointe et leurs deux garçons Justin (à gauche) et Thomas (à droite)

Retour à l’école et au CPE: Mathieu Lacombe n'est pas inquiet pour ses enfants

Malgré les avis qui divergent sur la question, le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, n’a actuellement «pas de crainte » de renvoyer ses garçons à l’école et au centre de la petite enfance (CPE). Il insiste toutefois sur le fait que les parents sont les mieux placés afin de prendre la meilleure décision pour leur famille et les invite à se faire confiance.

Établi en périphérie de Montréal depuis un an et demi, le ministre de la Famille et ministre responsable de l’Outaouais n’est pas concerné par la première vague de réintégration des enfants dans les écoles et milieux de garde, prévue le 11 mai.

Pour son aîné de six ans, le retour à la maternelle est prévu le 19 mai. Pour son plus jeune, âgé de trois ans, le retour au CPE se fera ultérieurement, car le gouvernement prévoit y augmenter le niveau d’occupation de manière graduelle, «au fur et à mesure que les différents secteurs de l’économie seront rouverts dans les différentes régions du Québec».


« «Je n’ai pas de craintes que mes enfants retournent au CPE et à l’école. […] De toute façon, ils ont tellement hâte d’y retourner pour voir leurs amis que ce serait bien difficile de les retenir.» »
Mathieu Lacombe

«Je n’ai pas de craintes que mes enfants retournent au CPE et à l’école, a souligné le ministre Lacombe en entrevue avec Le Droit. […] De toute façon, ils ont tellement hâte d’y retourner pour voir leurs amis que ce serait bien difficile de les retenir.»

Mathieu Lacombe souligne toutefois que la décision que sa conjointe et lui ont prise est «très personnelle». «Je veux aussi dire aux parents ‘faites-vous confiance, vous connaissez mieux que n’importe qui vos enfants, vos besoins, et nous n’avez pas à vous sentir mal de prendre une ou l’autre des décisions’», insiste-t-il.

Les experts n’étant pas tous sur la même longueur d’onde lorsqu’il est question du déconfinement, M. Lacombe dit comprendre les parents «d’avoir des questions».

Le jour même de l’annonce de la réouverture des écoles et milieux de garde, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) publiait un gazouillis mentionnant qu’«une stratégie où on laisserait les jeunes s’infecter risque d’entraîner une forte augmentation de la maladie chez les adultes et de besoins en services hospitaliers et en soins intensifs sans atteindre la cible d’immunité de groupe recherchée».

Le ministre Lacombe note qu’«il ne faut pas se fier seulement au tweet». «Il faut lire l’avis, dit-il. Si vous regardez la conclusion de l’avis, […] la recommandation, c’est pas mal ce qu’on a annoncé. C’est de dire que c’est souhaitable de revenir […] en maintenant le principe de distanciation sociale.»

L’INSPQ a d’ailleurs publié une précision indiquant que «dans le contexte actuel, pour empêcher que le retour à l’école ou à la garderie s’accompagne d’une recrudescence de la transmission chez les adultes, il faudra que ce retour se fasse tout en maintenant de fortes mesures de distanciation sociale».

Lui-même père de jeunes enfants, Mathieu Lacombe se dit conscient que les consignes de distanciation risquent de ne pas toujours être suivies à la lettre dans les écoles.

«Il n’y a rien de parfait, ça reste des enfants et non des robots, expose le ministre de la Famille. Par contre, moi, depuis le début, je suis assez impressionné de voir à quel point les enfants comprennent bien les consignes. Quand je me promène avec mon fils à vélo et qu’il voit des amis qui jouent ensemble, sa première réaction, c’est de me dire ‘papa, ces enfants-là n’écoutent pas les consignes’, et souvent, ce sont des plus vieux.»

Les mesures seront donc en place pour que les consignes soient respectées le plus possible, assure le ministre, en précisant que si des «ajustements» sont nécessaires, le gouvernement n’hésitera pas à en faire.