La tolérance zéro sera appliquée à Bromont. Les policiers donneront maintenant des contraventions à tout citoyen qui contrevient aux consignes émises par le gouvernement.
La tolérance zéro sera appliquée à Bromont. Les policiers donneront maintenant des contraventions à tout citoyen qui contrevient aux consignes émises par le gouvernement.

Respect des consignes gouvernementales: tolérance zéro à Bromont

Que les citoyens se le tiennent pour dit. Les policiers de Bromont appliquent la tolérance zéro à l’égard de toute personne qui fait fi des consignes gouvernementales de distanciation sociale ou d’interdiction de se rassembler, tel que demandé par le premier ministre François Legault, jeudi.

Les policiers ont commencé à serrer la vis dès l’annonce du gouvernement. «À Bromont, c’est fini les avertissements, prévient le maire, Louis Villeneuve. Si les policiers constatent un non-respect, ils vont émettre un constat. C’est tolérance zéro depuis hier (jeudi).»

Une contravention de 1000 $ à 6000 $ sera donc donnée à tout citoyen qui contrevient aux règles. «Au début, je pouvais comprendre. Mais là, tout a été expliqué et tout le monde est au courant. Il faut maintenant contenir la poignée de récalcitrants. C’est fini», insiste le maire, qui prend très au sérieux le respect des consignes mises en place.

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Louis Villeneuve constate que la «grande majorité des Bromontois» les respectent et s’en dit d’ailleurs «très heureux».

Les autorités seront également intransigeantes à l’égard des propriétaires de condos et chalets qui poursuivent la location alors que le gouvernement l’a interdit. «On s’est rendu compte que ça continuait à Bromont. On va les suivre de très près. Il y a d’autres mesures qui seront annoncées», informe M. Villeneuve.

Les barrages policiers, mis en place depuis une semaine, se sont d’ailleurs poursuivis à Bromont et se déplaceront dans différents secteurs de la Ville au cours des prochains jours.

«Une ligne sera remise aux policiers qui vont poser des questions à tout le monde. Le ton va monter d’un cran. On ira à la limite de ce que la loi nous permet de faire. C’est sérieux», affirme sans hésitation M. Villeneuve.

«À Bromont, nous sommes une ville touristique, festive, de villégiature, renchérit-il. Quand on demande aux gens de ne pas venir ici, ce n’est pas parce qu’on ne les aime pas. C’est parce que nous sommes en pandémie et qu’on essaie de faire de notre mieux. Mon mandat, comme maire, est de protéger les citoyens.»