L'aéroport Montréal-Pierre Elliott Trudeau
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Remboursement des billets d’avion: les compagnies aériennes «s’arrangeront!» dit le PQ

Coûte que coûte, les compagnies aériennes doivent rembourser en argent les consommateurs dont les voyages ont été annulés à cause de la COVID-19, croit le Parti québécois.

Des milliers de Québécois et Canadiens courent après leur argent dépensé pour des billets d’avion achetés avant la pandémie, mais qu’ils n’ont pas pu utiliser à cause de l’annulation de la majorité des vols depuis la mi-mars. 

Les compagnies proposent un remboursement en crédits voyage, c’est-à-dire un montant équivalent pour un futur achat. Mais les consommateurs réclament un remboursement monétaire complet. Une demande de recours collectif est en marche.

Il semble que les compagnies aériennes n’ont pas cet argent et se verraient incapables de verser de telles sommes.

«C’est leur problème. Ils s’arrangeront. Les gens qui ont ménagé de l’argent, 3000 $ pour se payer une petite vacance à laquelle ils ont droit puis qu’ils tiennent, ils ont envoyé leur argent, ils n’ont pas le voyage, puis il faudrait qu’ils financent l’activité d’Air Canada? Non. Nous, on parle au nom des consommateurs aujourd’hui, et toutes ces personnes qui n’ont pas l’argent qu’ils avaient durement gagné pour aller en voyage méritent le remboursement. Ça se passe dans plein d’autres secteurs, pourquoi ça ne serait pas le cas dans l’aviation?» s’est questionné le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé, en point de presse jeudi matin.

Le PQ veut déposer une motion en chambre, jeudi matin, pour que l’Assemblée nationale demande au gouvernement canadien de forcer les compagnies aériennes à payer.

Et si elles n’ont pas l’argent? «Ne craignez pas, Justin Trudeau est toujours là pour Air Canada. Il le sera encore. Mais lui sera avec Air Canada, le Parti québécois sera avec les consommateurs. On choisit son camp», tranche M. Bérubé.

L’argent des contribuables servira donc à rembourser? «Ne mélangeons pas les affaires. Il y a un service qui a été offert et les gens qui ont payé des milliers de dollars, ce qui est beaucoup sur leur budget, pour avoir un service qu’ils n’ont pas eu, ont le droit d’être remboursés. Ça, c’est le débat qui est prioritaire. Pour le reste, les grands intérêts corporatifs dans le domaine aérien feront ce qu’ils ont à faire.»

La semaine dernière, le premier ministre François Legault s’était montré en faveur d’un remboursement en argent des billets d’avion, mais craignait d’un autre côté que les compagnies aériennes manquent de liquidités.