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La Mauricie et le Centre-du-Québec comptent désormais 498 victimes de la pandémie de COVID-19.
La Mauricie et le Centre-du-Québec comptent désormais 498 victimes de la pandémie de COVID-19.

Près de 500 décès liés à la COVID-19 dans la région

Sébastien Lacroix
Sébastien Lacroix
Le Nouvelliste
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Trois-Rivières — Bien que la région affiche une certaine embellie depuis quelques semaines, le triste bilan des victimes de la pandémie s’approche désormais de la barre des 500 décès en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Ce sont en effet huit décès supplémentaires qui ont été déplorés dans le bilan du CIUSSS MCQ rendu public, mardi. De ce nombre, sept sont survenus à des dates ultérieures à la journée du 8 février. Sept décès ont été enregistrés dans un CHSLD et un autre dans une RPA de la région.

Le total régional de décès depuis le début de la pandémie dans la région se chiffre donc à 498, dont 287 ont été enregistrés durant la deuxième vague. Celle-ci a été plus meurtrière que la première où 211 personnes ont perdu la vie. La deuxième vague a toutefois été plus longue dans le temps. Elle dure depuis maintenant sept mois, comparativement à quatre pour la première.

Le Québec a d’ailleurs franchi le cap des 10 000 morts en fin de semaine, ce que le premier ministre François Legault a qualifié de «toute une catastrophe» lors de son point de presse de mardi.

La répartition des cas dans la région.

La situation dans la région est tout de même encourageante en ce qui concerne les différents indicateurs. On note encore un faible nombre de nouveaux cas confirmés dans le bilan de mardi, avec une hausse de 25, dont 8 en Mauricie et 17 au Centre-du-Québec.

Après plusieurs journées où la situation s’était améliorée dans la MRC de Drummond, le secteur a enregistré 10 nouveaux cas, mardi, soit le plus haut total dans la région. Les autres cas sont répartis dans la MRC de Nicolet-Yamaska (3), la MRC d’Arthabaska (3), l’agglomération de La Tuque (3), Shawinigan (2), la MRC de Maskinongé (2), Trois-Rivières (1) et la MRC de l’Érable (1).

On compte également 36 nouvelles guérisons, ce qui a fait diminuer le nombre de cas actifs de 19 au cours des 24 dernières heures. Le total régional est légèrement supérieur à la barre des 300 cas actifs, avec 192 en Mauricie et 133 au Centre-du-Québec.

Les hospitalisations sont aussi en baisse, avec un patient de moins dans les unités COVID de Drummondville et de Trois-Rivières, où on en compte désormais 14. Le taux d’occupation demeure toutefois élevé au site de confinement de l’École nationale de police du Québec, à Nicolet, où l’on compte toujours 45 patients, soit un de moins que lundi.

La situation est stable dans les CHSLD touchés par une éclosion. Il n’y aucun nouveau cas qui a été déclaré chez les résidents et le personnel depuis près d’une semaine.

Dans les RPA, ce sont trois résidents du Renaissance 2000 de La Tuque qui ont contracté la COVID-19 et un à la résidence Val-Mauricie de Shawinigan. Il y a également quatre employés de la résidence les Bâtisseurs de La Tuque qui ont été infectés.

Assez de masques N95 dans la région

C'est à partir de jeudi que le personnel dans les zones chaudes devra porter un masque de protection de type N95. Ce qui ne causera pas de problème du côté du CIUSSS MCQ qui a l'inventaire suffisant pour déployer cette mesure imposée par la CNESST, mardi.

«Dans les derniers mois, on s'était assuré d'en mettre de côté. Au besoin, on peut s'approvisionner avec les ressources nationales de l'INSPQ, mais pour le moment, on ne devrait pas en avoir de besoin, parce que nous avons les quantités suffisantes», assure l'agente d'information du CIUSSS MCQ, Kellie Forand.

Du côté des représentants syndicaux, on accueille favorablement cette mesure, mais on se questionne sur les raisons qui ont fait que la CNESST a attendu aussi longtemps avant d'imposer cette mesure.

«Ça fait plusieurs mois que la contamination par voie aérosol était bien présente dans les risques de contracter le COVID-19. Pourquoi a-t-il fallu se battre pour pouvoir l'avoir? On dirait qu'on était plus en train de chercher d'autres alternatives, de minimiser l'impact que pouvait avoir l'utilisation du masque N-95», soulève , soulève Pascal Bastarache, le président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers du CIUSSS MCQ.

Pascal Bastarache soutient que ce retard avant d'imposer le masque N95 soulève des questionnements sur la neutralité des organisations comme l'INSPQ et la CNESST, qui, à son avis, font l'objet de plus en plus de pression politique. «Pour nous, c'était une évidence depuis plusieurs mois. Nécessairement, ce devait l'être pour la CNESST», lance-t-il.

Par ailleurs, concernant la vaccination, le CIUSSS MCQ a reçu la confirmation que des doses de Pfizer sont attendues à chaque semaine du mois de février. Un arrivage du vaccin de Moderna est également prévu dans la semaine du 22 février.  Dans les deux cas, on ne connaissait pas encore, mardi, le nombre de doses qui arriveront dans la région.

Enfin, les patrouilleurs de la police de Trois-Rivières ont remis six contraventions en lien avec le non-respect du couvre-feu dans la nuit de lundi à mardi.