Le ministre ontarien de l’Éducation Stephen Lecce a souligné que des travailleurs de l’éducation ont déjà commencé à offrir leur aide dans des hôpitaux de Kenora.
Le ministre ontarien de l’Éducation Stephen Lecce a souligné que des travailleurs de l’éducation ont déjà commencé à offrir leur aide dans des hôpitaux de Kenora.

L’Ontario invite les enseignants disponibles à aller travailler dans le secteur de la santé

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
Les membres du personnel enseignant de l’Ontario peuvent être réorientés, sur une base volontaire, vers des rôles essentiels où le manque de personnel se fait sentir, comme dans les hôpitaux et les foyers de soins de longue durée.

Le ministre de l’Éducation Stephen Lecce a souligné que des travailleurs de l’éducation ont déjà commencé à offrir leur aide dans des hôpitaux de Kenora. 

Or, cette invitation du gouvernement n’est pas une confirmation que les écoles ne seront pas rouvertes avant la fin de l’année scolaire. Le ministre a précisé que la réorientation des travailleurs du secteur public peut toujours être renversée si leurs services sont demandés dans les écoles.

Le ministre de l’Éducation a par ailleurs confirmé que l’école reprendra sans aucun doute en septembre. 

Stephen Lecce doit offrir aux Ontariens plus de détails concernant la réouverture des écoles la semaine prochaine. Il a affirmé en conférence de presse qu’il attend toujours des détails sur les recommandations de l’équipe de santé publique de la province. 

Un portail provincial sera mis en place plus tard cette semaine pour jumeler le personnel admissible du secteur de l’éducation aux établissements de soins collectifs confrontés à une pénurie de personnel.

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Pas pour tout le monde, estime l'AEFO

Le président de l'Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO), Rémi Sabourin, affirme que cette réorientation «volontaire et temporaire» pourrait intéresser un nombre somme toute limité de ses membres.

«Oui, ça concerne tout le monde dans le milieu de l'éducation, mais c'est beaucoup plus pertinent pour certains types d'emploi, par exemple les aides-enseignants et les concierges. Ceci dit, ça ne veut pas dire qu'un enseignant qui est sous-utilisé ne pourrait pas le faire ou n'aurait pas envie de soumettre son nom. Sauf que les enseignants à temps complet qui ont une salle de classe sont occupés, et même débordés. Ça ne les exclut pas, mais dans le pratico pratique, ce serait étonnant. Si un membre ne veut pas participer, personne ne peut l'obliger. Il faut aussi que le conseil scolaire donne son autorisation», lance-t-il.

Rémi Sabourin, président de l'AEFO

L'organisation syndicale, qui a été consultée par le gouvernement Ford pour cette démarche, affirme que son rôle a également été de s'assurer que les droits des membres soient respectés et qu'une formation ainsi que l'équipement adéquat seront donnés aux intéressés qui souhaitent aller donner un coup de main dans le système de santé.

M. Sabourin estime que ce redéploiement sur une base volontaire a plus de chances d'intéresser des membres de l'AEFO dans le nord-est de l'Ontario, par exemple à North Bay, où il représente des employés de soutien et de l'administration. 

«J'ai de la difficulté à trouver des exemples dans la région d'Ottawa. Tous les enseignants sont pas mal occupés», dit-il.

Vers une réouverture en septembre?

Par ailleurs, Rémi Sabourin croit que les écoles ontariennes ont peu de chance de rouvrir leurs portes d'ici la fin du calendrier scolaire, le 18 juin.

«Tous les signes qui me sont envoyés pointent dans cette direction, que c'est ce qu'on annoncera la semaine prochaine. Par contre, c'est loin de vouloir dire que l'année scolaire est en péril, avec tous les paramètres et balises mis en place. Il y aura des bulletins, des évaluations, des rencontres virtuelles, de la rétroaction. Il y a de l'apprentissage à distance. C'est une situation extraordinaire, donc il y a des moyens extraordinaires», affirme-t-il.