Invité à commenter la situation au Collège français, une école secondaire privée de la Rive-Sud où une classe a été confinée parce que le parent d’un élève aurait été déclaré positif, le Dr Arruda a dit qu’il lui était difficile de se prononcer parce qu’on ne l’avait pas encore informé des détails sur cette situation.
Invité à commenter la situation au Collège français, une école secondaire privée de la Rive-Sud où une classe a été confinée parce que le parent d’un élève aurait été déclaré positif, le Dr Arruda a dit qu’il lui était difficile de se prononcer parce qu’on ne l’avait pas encore informé des détails sur cette situation.

Les cours dans une classe ne cesseront pas pour un cas de COVID-19, dit Arruda

François Vézina
La Presse Canadienne
Le directeur de la santé publique, Horacio Arruda, a tenté de rassurer les parents d’élèves en affirmant que les cours seront maintenus dans les écoles même si un cas de COVID-19 se présentait dans une classe.

Invité à commenter la situation au Collège français, une école secondaire privée de la Rive-Sud où une classe de secondaire 1, soit une trentaine d’élèves, a été confinée parce que le parent d’un élève aurait été déclaré positif, le Dr Arruda a dit qu’il lui était difficile de se prononcer parce qu’on ne l’avait pas encore informé des détails sur cette situation.

Il a toutefois rappelé que dans la perspective d’un seul cas dans une classe, il est probable que des élèves devront subir des tests, mais que les autorités n’empêcheront pas les autres de suivre leurs cours.

«Je ne veux pas qu’on pense que chaque fois qu’il va y avoir un cas, particulièrement un cas qui n’est pas à l’école, mais qui est un parent, on va arrêter l’éducation», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Laval, jeudi.

Néanmoins, il s’est dit surpris par la réaction de la direction de l’école d’isoler la trentaine d’élèves et de les renvoyer chez eux. «Il est possible qu’en début de rentrée, certaines personnes aient interprété les consignes de façon très prudente, a avancé le Dr Arruda. Les gens ont eu une réaction de prudence.»

Du côté du Collège français, la directrice de l’annexe secondaire de Longueuil, Chantal Dubé, a indiqué que l’établissement a «suivi les consignes» que lui avait données jeudi matin la direction de la santé publique de la Montérégie, c’est-à-dire de mettre le groupe en isolement et de renvoyer les élèves à la maison.

«Nous avons voulu protéger le groupe et les membres du personnel en attente d’avoir des nouvelles» de la santé publique, a-t-elle souligné

Plusieurs heures plus tard, la direction apprenait de la santé publique régionale que la trentaine d’élèves pourront revenir en classe dès vendredi, à l’exception de l’enfant dont le père a été déclaré positif.

La direction de l’école s’affairait en fin d’après-midi à mettre les parents au courant de la situation.

Pour le premier ministre François Legault, quelqu’un a mal compris les directives gouvernementales. «Il faut comprendre qu’on est la première journée, il y en a qui n’ont peut-être pas maîtrisé à 100 % le plan, a-t-il commenté. Dans ce cas, il y aurait dû avoir seulement l’enfant qui soit retourné à la maison, pas tous les enfants.»

Par ailleurs, le Dr Arruda a indiqué que lorsqu’un cas sera déclaré dans une école, les parents en seront informés par la direction ou par la santé publique. Des brochures ou des documents numériques existent déjà à ce sujet.

«On essaie de s’organiser pour que le parent sache quoi faire exactement avec son enfant, pour pas qu’on ait de la panique», a dit le Dr Arruda.