Les chevaux aussi s’ennuyaient pendant le confinement

Le confinement n’a pas seulement été difficile pour les humains. En effet, ces dernières semaines n’ont pas été faciles pour les chevaux, qui ne pouvaient être montés par leurs propriétaires pendant les premières semaines du confinement, pense Natasha Robitaille, propriétaire du Centre équestre La Martingale. Le retour des randonnées sera donc bénéfique pour tous.

Tel que le prescrivait le gouvernement du Québec, l’écurie de Saint-Honoré a dû fermer ses portes lorsque la crise sanitaire a été déclarée. Les chevaux qui nécessitaient des traitements particuliers pouvaient toutefois recevoir la visite de leur propriétaire, qui ne devait donner que les soins minimums à leur animal puisque toutes autres activités étaient suspendues. Les pensionnaires qui entraient à l’écurie devaient respecter un horaire préétabli ainsi que des mesures d’hygiène spécifiques, règlements qui sont toujours en vigueur.

Service essentiel

Les règlements qui entourent les animaux en pension ont été modifiés à de nombreuses reprises, explique la propriétaire. « Au début, il était impossible pour les propriétaires de monter les chevaux. Après quelques semaines, les mesures ont évolué et les monter a fini par être considéré comme étant un service essentiel, puisque les chevaux ont besoin de travailler physiquement. Un cheval qui est toujours resté au champ n’aura pas de problème à cesser l’exercice du jour au lendemain, mais celui qui est entraîné pour les compétitions pourrait en mourir. »

Les pensionnaires qui ont déjà accès à l’écurie ont pu reprendre la randonnée extérieure, mercredi. Toutefois, tout autre cavalier non-autonome qui aimerait reprendre l’équitation devra attendre que le gouvernement entame une prochaine phase de réouverture des sports et du plein air, puisque les activités ne peuvent actuellement qu’être libres et non organisées.