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Le Shawinigan High School s’ajoute à la liste des écoles qui ont dû fermer leurs portes. Dans son cas, la fermeture a été décrétée du 6 avril au 9 avril inclusivement pour l’instant.
Le Shawinigan High School s’ajoute à la liste des écoles qui ont dû fermer leurs portes. Dans son cas, la fermeture a été décrétée du 6 avril au 9 avril inclusivement pour l’instant.

Le Shawinigan High School s’ajoute à la liste des écoles fermées

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
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L’école secondaire de Shawinigan (Shawinigan High School) qui fait partie de la Commission scolaire Central Québec s’ajoute à la liste des écoles de Shawinigan qui ont dû fermer leurs portes. Dans son cas, la fermeture a été décrétée du 6 avril au 9 avril inclusivement pour l’instant.

C’est qu’un «nombre élevé de nos élèves ont été en contact avec un cas positif de COVID-19 à bord du transporteur scolaire», indique le message placé par l’école sur sa page Facebook. La porte-parole de la Commission scolaire, Michèle Barbeau, a indiqué au Nouvelliste «qu’un ou des» cas de COVID ont été signalés dans l’école, mais on ne savait toujours pas, mercredi, s’il s’agissait d’un variant ou non.

Les personnes qui ont reçu un avis d’isolement de la part de la Santé publique ont dû envoyer quelqu’un d’autre pour aller chercher le matériel de leur enfant. Comme c’est le cas dans les autres écoles fermées, les cours se donneront en ligne.

Rappelons que le secteur de Shawinigan est particulièrement touché par les fermetures d’écoles alors que la situation demeure stable du côté du CSS du Chemin-du-Roy et du CSS La Riveraine, mercredi.

Voici le schéma permettant de mieux comprendre les retraits préventifs.

Mardi, les écoles Du Rocher et Paul-Le Jeune ont été fermées tout comme l’ont été l’école La Providence et le Séminaire Sainte-Marie.

Notons qu’un seul cas de COVID a forcé la mise en isolation de 242 personnes à Paul-Le Jeune et un autre cas à Du Rocher a eu le même effet pour 217 élèves.

Au cours d’un point de presse tenu mercredi, la directrice de la Santé publique, la Dre Marie-Josée Godi a défendu sa méthode de prévention. Elle a réitéré qu’en «isolant les contacts significatifs et les contacts domiciliaires, on permet en ce moment de briser très rapidement la chaîne de transmission. On est conscient des impacts que ça peut poser autant pour les milieux scolaires que pour les familles où l’on a des travailleurs de tous les horizons et de tous les types d’emplois», a indiqué la Dre Godi qui, par ces mesures strictes qui isolent les contacts des contacts, vise à garder les écoles ouvertes pour les quelques mois qui restent de l’année scolaire.

Marie-Josée Godi, directrice de la Santé publique.

«Si la transmission se fait massivement, de façon accélérée dans la communauté, on sera obligé de fermer l’ensemble des écoles et de venir avec des mesures plus strictes qui vont affecter tous les secteurs de l’économie dans notre région», explique-t-elle.

La Santé publique, ajoute-t-elle, veut ainsi «protéger la population aussi parce que les variants touchent tous les groupes d’âge avec un risque plus accru d’hospitalisation et d’admission aux soins intensifs et également de décès chez les populations beaucoup plus jeunes», fait-elle valoir. «On va loin, mais pas trop loin dans la mesure où on agit vraiment en amont», explique la Dre Godi.

Si beaucoup de traçage a pu être fait grâce aux listes des élèves qui prennent l’autobus scolaire à Shawinigan, du côté de Trois-Rivières, des milliers d’élèves empruntent aussi le transport urbain public. «La démarche, on la fait peut-être de façon moins intensive du côté du transport en commun», reconnaît la directrice de la Santé publique, mais il est demandé à l’ensemble des personnes qui font l’objet d’une enquête si elles ont pris le transport en commun, dit-elle.

«La traçabilité est peut-être plus difficile, mais jusqu’à présent, on n’a pas eu de cas de variant dans les autobus publics, de personnes sur qui on aurait enquêté qui auraient utilisé le transport en commun pour lequel on aurait fait un appel à la population pour inciter les personnes à aller se faire dépister et s’isoler. On aurait vu un impact au niveau de la transmission dans la communauté qui nous donnerait un indice de cas qui nous aurait échappé, ce qui n’est pas en ce moment le cas», dit-elle.