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Le site d’hébergement temporaire de l’ENPQ a permis d’accueillir près de 500 personnes, dont plus de 400 durant la deuxième vague.
Le site d’hébergement temporaire de l’ENPQ a permis d’accueillir près de 500 personnes, dont plus de 400 durant la deuxième vague.

Le centre d’hébergement temporaire de l’ENPQ ferme ses portes

Sébastien Lacroix
Sébastien Lacroix
Le Nouvelliste
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Nicolet — Signe d’un autre pas dans la bonne direction, le centre désigné d’hébergement de l’École nationale de police du Québec a fermé ses portes, mercredi. La dernière personne qui s’y trouvait a été transférée au CHAUR de Trois-Rivières.

Si jamais la situation le nécessitait, le centre pourrait rouvrir dans les 48 heures. «On est en train de vider les lieux et on va garder l’équipement minimal pour une reprise graduelle. S’il y a lieu de redéployer à plus grande échelle on va pouvoir le faire», explique l’agente d’information du CIUSSS MCQ, Kellie Forand.

Au total, ce sont près 500 personnes qui y ont été hébergées. C’est-à-dire 78, lors de la première vague, entre le 19 avril et le 14 juillet, puis 404 depuis sa réouverture, le 8 octobre.

La grande majorité de la clientèle provenait des milieux d’hébergement pour aînés (RI/RPA) en éclosion afin de freiner la propagation de la COVID-19. Quelques personnes provenant de la communauté y ont aussi été hébergées. «Souvent ce sont des gens qui ne pouvaient pas respecter l’isolement à leur domicile ou qui avaient besoin de l’aide d’un proche aidant ou des choses comme ça», ajoute Kellie Forand.

Ce sont aussi 110 employés qui ont travaillé à l’ENPQ. Des travailleurs de différents milieux, tant de firmes privées qu’issus de CHSLD, de groupes de médecine familiale (GMF), de services de réadaptation et de santé mentale, ainsi que plusieurs retraités, ont uni leurs forces pour prendre soin et accompagner les personnes hébergées.

Dans les dernières semaines, ce sont entre dix et vingt qui y étaient encore affectés. Comme ceux-ci provenaient de différents secteurs, ça va permettre d’aider à renflouer le personnel un peu partout et permettre une reprise de différentes activités.

«Ce sont des personnes de plein de milieux qui ont été réunies pour faire ce site-là, rappelle l’agente d’information du CIUSSS MCQ. La fermeture, c’est très émotif pour ceux qui ont passé cette grande année-là ensemble. Parce que c’est une belle gang de travail qui s’est unie pour prendre soin de ces personnes-là. Il y a des retraités qui sont venus prêter main-forte, des gens qui travaillaient en santé mentale, en réadaptation, en ergothérapie. Ç’a définitivement changé leur quotidien de beaucoup. Pour la plupart, ç’a été une très belle expérience humaine.»

La présidente-directrice générale adjointe du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ), Nathalie Boisvert, a tenu à souligner la collaboration de l’ENPQ qui a accueilli les malades dans ses murs en plus d’assurer la production des repas, la buanderie et l’entretien ménager des lieux.

La mairesse Geneviève Dubois a également salué la contribution du centre d'hébergement temporaire qui aura permis à Nicolet de contribuer à sa façon à lutter contre la pandémie. «J'ai croisé plusieurs préposés et des citoyens. Les gens étaient vraiment fiers d'avoir contribuer à notre façon à l'effort de guerre et au fait que ç'a permis à plein de gens d'être soignés correctement», souligne-t-elle.

D'autant plus que la venue du centre d'hébergement alternatif à l'ENPQ n'avait pas fait l'unanimité, le printemps dernier. «C'était assez partagé au départ, mais ça s'est estompé», s'est-elle souvenue.

«Parce qu'au début, on ne connaissait pas beaucoup le virus et on allait amener des gens de partout de la Mauricie et du Centre-du-Québec à Nicolet dans un milieu où il n'y avait presque pas de cas, continue la mairesse. On avait mis en place des consignes pour protéger les gens de Nicolet et on a vu qu'il n'y a pas eu d'augmentation de cas. Ça s'est super bien passé.»

Bientôt sous la barre de 100 cas actifs

La situation épidémiologique de la Mauricie et du Centre-du-Québec a continué de s’améliorer au cours de la dernière semaine, alors que la moyenne du nombre de cas de COVID-19 est passée de 15 à 9, selon le bilan hebdomadaire rendu public par le CIUSSS MCQ.

Mercredi, ce sont 12 nouveaux cas qui ont été déclarés, dont neuf qui proviennent de la MRC de Drummond. Les autres proviennent de la MRC d’Arthabaska (2) et de Shawinigan (1).

Bilan quotidien

La région sociosanitaire de la Mauricie-Centre-du-Québec est également toujours épargnée par les cas de variants du SRAS-CoV-2. Il y a toutefois deux nouveaux cas présomptifs qui ont été envoyés au Laboratoire de la Santé publique pour analyse, pour un total de 14 jusqu’à maintenant.

Le nombre de cas actifs est également sur le point de passer sous la barre des 100 cas actifs, alors qu’on en compte 36 en Mauricie et 65 au Centre-du-Québec. D’ailleurs, pratiquement toutes les MRC de la région ont cinq cas actifs ou moins. Drummond (41), Trois-Rivières (23) et Arthabaska (16) sont les seuls territoires où l’on compte une plus grande concentration.

Le nombre d’éclosions qui se sont déclarées dans la région est également passé de 20 à 17 au cours de la dernière semaine. On en compte encore onze provenant des entreprises et des commerces, cinq des milieux scolaires et de garde et un des milieux d’hébergement pour aînés.

Il n’y a plus aucune éclosion dans les milieux de soin du CIUSSS MCQ, puisque celle qui avait touché les employés qui sont allés prêter main-forte au site d’hébergement désigné de l’École nationale de police du Québec (ENPQ) a été levée.

On compte désormais neuf personnes qui sont hospitalisées pour la COVID-19, soit une de moins que la veille. Il y a toutefois une personne de plus qui a été admise aux soins intensifs.

Par ailleurs, durant la nuit de mardi à mercredi, la police de Trois-Rivières a donné huit contraventions pour le non-respect du couvre-feu.