«Je pense que mes pronostics étaient bons. J’avais hâte que ce moment arrive, mais j’avais arrêté de compter les jours!», déclarait un Sam Aliassime heureux mercredi, en entretien téléphonique avec <em>Le Soleil</em>, ajoutant qu’il comprenait très bien la problématique entourant le coronavirus SARS-Cov-2.
«Je pense que mes pronostics étaient bons. J’avais hâte que ce moment arrive, mais j’avais arrêté de compter les jours!», déclarait un Sam Aliassime heureux mercredi, en entretien téléphonique avec <em>Le Soleil</em>, ajoutant qu’il comprenait très bien la problématique entourant le coronavirus SARS-Cov-2.

L’appel de Sam Aliassime a été entendu

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Propriétaire de l’Académie de tennis Aliassime, Sam Aliassime se réjouissait bien sûr de la décision du gouvernement québécois d’autoriser dès le 20 mai la pratique de ce sport sur les courts extérieurs, un peu plus d’un mois après qu’il ait lancé un appel en ce sens.

«Je pense que mes pronostics étaient bons. J’avais hâte que ce moment arrive, mais j’avais arrêté de compter les jours!», déclarait un Sam Aliassime heureux mercredi, en entretien téléphonique avec Le Soleil, ajoutant qu’il comprenait très bien la problématique entourant le coronavirus SARS-Cov-2.

À LIRE AUSSI: Les activités sportives extérieures se déconfinent

«Je suis content que le tennis fasse partie des premiers sports qu’il sera permis de pratiquer à l’extérieur, car c’est un sport ou la distanciation se fait d’elle-même», poursuit celui qui est aussi le père du joueur de tennis Félix Auger-Aliassime.

Il espère qu’il y aura une hausse d’intérêt des jeunes pour le tennis alors que plusieurs autres sports ne pourront pas être pratiqués pour l’instant. «Mon souhait serait d’aller chercher plus de jeunes joueurs de tennis. Loin de moi l’idée de me réjouir du malheur des autres, mais vous savez, on en perd beaucoup qui jouent au tennis récréatif durant l’été parce qu’ils s’en vont jouer au soccer. C’est une chance de récupérer ceux qui abandonnent tôt parce qu’ils voient le soccer comme un sport plus facile et moins technique.»

Pas de tournois

Sam Aliassime demeure toutefois réaliste et sait qu’il devra probablement faire une croix sur les tournois. «Il n’y en a aucun de prévu pour l’instant et je crois qu’il faudra oublier ça, car qui dit tournoi dit aussi déplacements entre les régions. Déjà, pouvoir jouer au tennis dehors est une victoire. Peut-être pourra-t-on organiser des matchs entre des jeunes de Québec cependant.»

Jacques Hérisset, fondateur de l’Académie qu’il a cédé en janvier à Sam Aliassime et monument du tennis dans la région de Québec, était lui aussi de très bonne humeur après avoir entendu l’annonce de la ministre déléguée aux Sports et aux Loisirs, Isabelle Charest. «C’est une bonne nouvelle et on l’attendait avec impatience. Je demeure à Lac-Beauport, et quand je fais le tour du lac pour m’entraîner, les gens me demandent souvent quand le tennis pourra redémarrer», explique-t-il.

«J’ai travaillé à de petits scénarios avec l’Académie Aliassime, car ce qu’il faut maintenant, c’est rassurer les gens. Et les gens ont des idées! La mesure que nous avons adoptée est celle de jouer avec des balles identifiées et de ne servir qu’avec ses propres balles. Quant à la distanciation, c’est facile, car un filet sépare les deux joueurs.»

Il croit lui aussi qu’il pourrait y avoir un regain d’intérêt pour le tennis. «Plusieurs se tourneront vers ce sport alors que la pratique de plusieurs autres sports n’est pas encore permise. Peut-être que des parents suggéreront à leurs enfants d’essayer le tennis.»

Finalement, Jacques Hérisset croit qu’il pourrait être possible éventuellement que les terrains de tennis intérieurs puissent ouvrir eux aussi. «Chacun fera sa cabale de son côté», illustre-t-il. À ce sujet, Sam Aliassime souligne que la saison intérieure se serait normalement terminée ces jours-ci et qu’elle ne reprendrait pas avant septembre.