La STO estime son manque à gagner à 3,6 millions $ pour le dernier mois en raison de la crise liée à la COVID-19.
La STO estime son manque à gagner à 3,6 millions $ pour le dernier mois en raison de la crise liée à la COVID-19.

La STO perd le tiers de ses revenus

Les mesures de confinement touchent durement la Société de transport de l’Outaouais (STO) dont la fréquentation est en baisse de 85 % depuis le début de la crise, ce qui a mené à un manque à gagner de 3,6 millions $ au cours du dernier mois.

Le conseil d’administration de la société de transport en commun s’est réuni dans l’urgence jeudi midi afin d’adopter une nouvelle stratégie en prévision de l’été.

« Le niveau de service sera abaissé à 70 % dès le 15 juin, et ce, avec un réajustement selon les données quotidiennes de fréquentation que nous recueillions à bord de nos autobus, a dit la présidente de la STO, Myriam Nadeau. Depuis le début de la crise, la fréquentation a baissé de 85 % et nos services ont diminué de 50 %. Nous espérons un retour progressif à la normale à partir du début du mois de mai. »

Mises à pied

Selon le directeur général Marc Rousseau, la STO est en discussion constante avec le syndicat afin d’élaborer des scénarios pouvant satisfaire les deux parties et éviter les mises à pied. 

« Pour l’instant, les seules mises à pied effectuées ont touché des employés non permanents, à l’entretien et à l’administration, explique le directeur général. Nous sommes en discussion presque quotidiennement avec le syndicat afin de minimiser les impacts sur nos employés. »

M. Rousseau a de plus expliqué que la forte baisse de fréquentation n’implique pas de coupes de services aux citoyens. 

« Nous privilégions une réduction de la fréquence sur certaines lignes au lieu de coupes de service », a-t-il expliqué en point de presse.

En ce moment, la STO transporte entre 7000 et 8000 passagers par jour. Le nombre de voyages par jour est passé de 2797 avant la crise à 1650. 

Et habituellement, la STO diminue le nombre de ses voyages à 2600 par jour pendant la période estivale. Pour pallier à la crise actuelle, le conseil d’administration a décidé de passer à 2080 voyages par jour dès le 15 juin, soit une baisse de 30 % comparativement à l’été 2019.

Projets en péril ?

Selon la direction générale, aucun projet déjà en chantier ou à venir n’est en péril pour l’instant. « Il n’y a pas de projets qui sont en danger ou qui sont annulés, de confirmer le directeur général. Certains projets, par contre, seront retardés. Mais on ne peut pas, à ce point-ci, vous indiquer quels projets seront touchés. Nous nous pencherons là-dessus dans les prochaines semaines. »

Aide financière

La STO soutient qu’aucune aide gouvernementale n’a été annoncée, autant de la part du gouvernement du Québec qu’à Ottawa, n’a été annoncée pour contrer la perte de revenus.

« Les sociétés de transport en commun du Québec font front commun pour demander de l’aide gouvernementale, affirme Mme Nadeau. Mais pour l’instant, rien n’indique que nous recevons une aide financière. »