Les parents de l'Outaouais ne pourront pas assister aux matches de hockey et aux séances d’entraînement de leurs enfants.
Les parents de l'Outaouais ne pourront pas assister aux matches de hockey et aux séances d’entraînement de leurs enfants.

Hockey Outaouais ne veut pas de parents dans les estrades

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Hockey Outaouais a lâché une petite bombe, en début de semaine. Tout en confirmant qu’il a bien l’intention de lancer sa prochaine saison après la fête du Travail, l’organisme a fait savoir que tous ne seront pas les bienvenus dans les arénas municipaux de Gatineau.

Jusqu’à nouvel ordre, les parents ne pourront pas assister aux matches et aux séances d’entraînement de leurs enfants. Tout se déroulera à huis clos.

Cette décision aurait été prise au terme d’une rencontre réunissant les dirigeants de Hockey Outaouais et des fonctionnaires municipaux.

«C’est une décision qui a été prise par Hockey Outaouais», assure le président Pierre Montreuil.

«L’objectif de Hockey Outaouais, c’est que les jeunes jouent au hockey tout l’hiver, précise-t-il. On veut que ça commence lentement. On préfère se montrer plus sévères, au départ, et faire bouger les choses tranquillement.»

«C’est certain que ça ne sera pas comme ça tout l’hiver.»

M. Montreuil n’a pas de détails supplémentaires à fournir, quant aux prochaines étapes du déconfinement.

La décision d’exclure complètement les parents, en septembre, n’est pas parfaitement en phase avec la Santé publique.

En ce moment, des événements publics, intérieurs, peuvent se rassembler devant 250 personnes, un peu partout, dans la province.

L’Association québécoise des arénas et des installations récréatives et sportives (AQAIRS) a émis, le 6 août dernier, ses recommandations pour l’automne 2020.


« Il faut penser aux bénévoles que ça prend pour gérer ces choses-là. »
Pierre Montreuil

Dans un document de trois pages, qui est disponible sur son site web, il est écrit que «tout événement (entraînement ou compétition) qui se déroule à l’intérieur peut rassembler un maximum de 250 spectateurs en même temps par plateau sportif».

Toujours selon le document, les spectateurs devront «respecter les directives gouvernementales en matière de distanciation physique et du port d’un couvre-visage».

L’AQAIRS recommande par exemple le port du masque lors de tous les déplacements, à l’intérieur des arénas. Il estime que les spectateurs devraient respecter une distanciation de deux mètres, au moment de s’asseoir dans les gradins.

L’AQAIRS affirme cependant qu’il incombe aux bénévoles des associations locales de s’assurer à ce que les directives de la Santé publique soient respectées.

«Il faut penser aux bénévoles que ça prend pour gérer ces choses-là», insiste Pierre Montreuil.

«Ce serait plus facile, pour moi, de dire que tout le monde peut entrer. Si jamais on trouve des cas de COVID, dans nos arénas, le hockey, ça peut arrêter assez rapidement, merci.»

La direction de Hockey Outaouais a choisi de partager cette importante nouvelle auprès de sa clientèle en passant par les médias traditionnels. On a simplement envoyé une porte-parole s’expliquer, mardi, au micro de Louis-Philippe Brûlé, sur les ondes du 104,7 FM.

Mercredi, les gens qui souhaitaient se mettre au parfum devaient réécouter l’entrevue, sur le web. Il n’y avait pas de communiqué officiel sur le site de l’organisme. Il n’y avait aucune mention, non plus, sur la page Facebook Hockey Outaouais.

Une rencontre impliquant les dirigeants des différentes associations régionales était prévue, mercredi soir. Un communiqué devait être rédigé et diffusé au terme de cette soirée.

En attendant, la nouvelle n’a pas été particulièrement bien reçue.

«Je dirais que c’est environ 50/50. La majorité des parents qui sont contre ont des enfants qui sont âgés de quatre ou cinq ans. Je les comprends et je les respecte», dit Pierre Montreuil.

Le président précise toutefois que des «mesures» seront mises en place afin que les plus jeunes hockeyeurs puissent pratiquer leur sport dans un contexte sécuritaire.

+

LES ARÉNAS PRIVÉS FONT BANDE À PART

Les matches et les séances d’entraînement de hockey mineur se dérouleront à huis clos dans les arénas municipaux de Gatineau. Dans les immeubles qui appartiennent à des entrepreneurs privés, c’est une autre histoire.

Les propriétaires du Centre Meredith de Chelsea, du Sportium de Val-des-Monts et du Complexe Branchaud-Brière (CBB) pourraient accueillir des spectateurs.

Au CBB, les gradins sont accessibles depuis une dizaine de jours, «Jusqu’à maintenant, tout se passe bien», assure le directeur général Alain Gagné.

L’équipe de M. Gagné s’en remet aux directives de la santé publique, pour la suite des choses.