Flash tes lumières COVID-19: la communauté se mobilise aux fenêtres [VIDÉO]

Avec les mesures de confinement, la quarantaine obligatoire, le travail essentiel des professionnels de la santé et l’isolement ressenti par de nombreuses personnes, le mouvement social « Flash tes lumières COVID-1920 h 30  » a pris de plus en plus d’ampleur ces derniers jours sur les réseaux sociaux.

La page Facebook du même nom invite les membres du Québec, petits et grands, à « flasher  » les lumières de leur maison, à 20 h 30 tous les soirs, « pour faire un clin d’œil collectif, pour encourager tous ensemble le travail important que font le personnel de santé, les travailleurs de première ligne et notre Gouvernement Provincial (sic).  »

« Nous souhaitons créer un geste positif pour changer le mal de place pendant cette pandémie. Cette page n’accepte que les gens positifs qui veulent flasher leurs lumières à 20 h 30 chaque soir pendant 1 minutes (sic). Mobilisons-nous pour leur apporter notre soutien  », peut-on lire dans la description de la page « Flash tes lumières COVID-1920 h 30  ».

Flash tes lumières invite la population à écrire ensuite sur la page « pourquoi ou pour qui vous souhaitez flasher vos lumières  ».

Granbyens à l’action

Plusieurs Granbyens se sont prêtés au jeu. Parmi eux, le jeune Louka, 8 ans, prend un réel plaisir à être autorisé à flasher la lumière, « puisque normalement, il n’a pas le droit !  », mentionne sa mère, Léonie.

« Je crois qu’en premier lieu, c’est un mouvement qui sert à dire merci et dire aux gens des milieux des soins de santé que nous sommes derrière eux. C’est ce que j’ai expliqué à mon fils Louka. Avec tout ce qu’il y a autour de nous, dès qu’on peut sourire, rire et avoir un peu de plaisir, on embarque !  », ajoute-t-elle.

Marie-Perle, mère de quatre enfants de 7, 2 et 1 an, en plus d’un bébé d’un mois, le fait pour montrer son soutien aux services essentiels qui « travaillent pour le bien-être de tous et qui mettent leur santé en péril pour la nôtre  ». La famille s’est d’ailleurs mise en quarantaine volontaire afin d’éviter tout risque de contamination. 

« On a dit à notre fils, qui a un TSA, que “la ville est malade”, pour qu’il comprenne et puisse visualiser pourquoi les gens restent dans leur maison.  »


#cavabienaller

Ce geste de soutien, qui se veut un encouragement et une démonstration d’humanité virtuelle, peut faire du bien à ceux qui se sentent seuls et isolés.

Un beau complément, donc, au mouvement des arcs-en-ciel « ça va bien aller  » affichés dans les fenêtres, dont plusieurs familles en font la « chasse  ».

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C’est le cas d’Alexandra, qui s’amuse à les trouver dans les fenêtres, avec son fils de 2 ans et demi et sa fille de 5 mois, lors de leur marche quotidienne.

« Mon fils ne comprend pas tout ça, mais quand je sors sans lui, je lui explique qu’il y a un “gros microbe” qui se promène et que si on ne fait pas attention on pourrait l’attraper nous aussi... Je lui explique que pour ne pas l’attraper, les gens, donc nous, avons décidé de rester à la maison.  »

« On essaie de se promener tous les jours, et lorsqu’on voit un arc-en-ciel, il me dit : “Ils restent à la maison pour pas attraper le gros microbe ! ”  », mentionne la Granbyenne.

Même si son fils est couché à 20 h 30, Alexandra tient à flasher ses lumières pour montrer qu’elle est fière des travailleurs, autant ceux de la santé que les commis du Walmart.

« C’est pour leur montrer qu’ils sont importants pour nous. C’est la moindre des choses, moi qui reste à l’abri chez moi, de leur montrer mon support et leur dire merci.  »

Alexandra, son fils et sa fille

Marie Eve, 28 ans, veut pour sa part être solidaire et montrer que « nous ne sommes pas seuls à vivre cette situation. On le vit ensemble  ».

« Je veux le faire tous les soirs, et ce, jusqu’à ce que la pandémie s’arrête ou du moins on sente une diminution de cas. Je vais d’ailleurs mettre le dessin #cavabienaller dans ma fenêtre aujourd’hui ! Je l’ai fait avec ma nièce, puis je vais le faire chez moi aussi, mentionne-t-elle. J’ai du plaisir à flasher mes lumières, on essaie de se réinventer en se filmant, en dedans, en dehors, on fait un Facetime en famille, on chante la chanson de JMP. Soyons créatifs !  »

Un des initiateurs du mouvement Flash tes lumières, Stéphane Lévesque, s’est inspiré de l’émission des années 1990, L’heure JMP, animée par l’humoriste Jean-Marc Parent, créant ainsi le mot-clic L’heure JMP, qui circule abondamment sur les réseaux sociaux.

Granby et région, à vos lumières !